‹ Le droit constitutionnel de la Belgique (volume 2)Chapitre 99 sur 137 · eu soin, nous l'avons dit, de rectifier diverses · texte numérisé non relu

eu soin, nous l'avons dit, de rectifier diverses

Beetifieations inexactitudes qui déparent le tableau que

à l^Esprit Montesquieu a dressé des institutions anglai-

des lois. ses.

Sans admettre avec LéonFaucherf Etudes sur V Angleterre) que Montesquieu ait écrit ^ le roman de la constitution anglaise » reconnaissons que, dans son exposé, Montesquieu, exagère le principe de séparation, au point d'en faire une règle trop absolue, trop rigoureuse et d'assujettir à ses vues des réalités qu'il dénature. Il demande que la puissance de juger soit confiée à des personnes tirées du corps du peuple,

(B^) Lire la préface de M.Efimein, mise en tête du Fédéraliste réimprimé en français (traduction Jhte) par la maison Giard et Brière.Paris 1902.

à des magistrats élus. Il oublie qu'en Angleterre, la couronne fait partie intégrante du pouvoir législatif avec droit de sanction. Il admet bien que l'exécutif convoque le parlement, ait le droit de clore sa session, mais il ne tolère, sous le nom de faculté d'empêcher, que le veto suspensif « Si le

> monarque, dit-il, prenait part à la législation par la acuité

> de statuer, il n y aurait plus de liberté ».

Il a surtout manqué à Montesquieu de connaître le gouvernement de cabinet, qui ne s'est développé en ATigleterre que plus tord, et qui,en dépit du principe de séparation, sert de trait d*union entre l'exécutif et la législature.

Page 1