‹ Le droit constitutionnel de la Belgique (volume 3)Chapitre 112 sur 122 · Après nous être occupés des pouvoirs, il est · texte numérisé non relu

Après nous être occupés des pouvoirs, il est

Transition naturel de traiter de leurs organes, des peret sonnes ou collèges auxquels ils sont confiés.

terminologie. Le problème, simple à l'origine, est devenu très complexe. Quand les pouvoirs, en effet, étaient réunis ou confondus, que la Souveraineté ne se trouvait pas démembrée, il suffisait de se demander : en quelles mains faut-il remettre la puissance publique ? Et cette question donna naissance à la théorie et à la distinction des for

(1) Bibliographie. — - P. Janet. Histoire de la science politique.

Van der Rest, Platon et Aristote.— ZTéf/eri Francotte. Les formes mixtes da gouvernement d*après Aristote.

Badin. Les Livres de la République.

Villemuîn. Traduction de la République de Cicéron et Diecounn préliminaire. Edition de Parifl ]8i>4.

MofUcsquieu. L'Esprit des lois. Lo FédéralUte (réimpression française ) —

Malcom Platt, Articles snr l'Etat, le gfouvernement, la Souveraioeté, dans Political science quaterly.

BluntscMU Théorie grénérale de l'Etat.

Palma. Corso di Dirltto Costituziouale.

Saint Girons. Manuel de Droit Constitutionnel.

De Laveleye. Le grouvemement de la Démocratie.

Etmein. Eléments de Droit Constitutionnel.

Orlando. Principes de Droit public et Constitutionnel.

De Vareilles Sammières. Principes fondamentaux de Droit.

//. Passy. Des formes de gouvernement et des lois qui les régissent

V^Comhes de Lest rades. Droit politique contemporain.

Saripoloê. La démocratie et l'élection jroportionnelie.

.V2H TnÉOIlIRS FOKDAMEXTALKS

mes de gouvernement : monarchie, aristocratie, démocratie.

Aujourd'hui, c'est pour chacun des pouvoirs que le problème est posé. Il faut rechercher quels doivent être les titulaires du pouvoir ^constituant, du pouvoir législatif, du pouvoir gouvernemental et administratif, du pouvoir judiciaire : il n est pas possible de se borner à traiter en général des formes de gouvernement L'expression, d ailleurs, est devenue peu satisfaisante.

Il n'y a pas d'inconvénient à employer le mot formes, qu'il serait difficile de remplacer. Il doit être entendu cependant qu'il ne s'agit pas de formes, déstructure extérieure: régler l'attribution et l'exercice des pouvoirs nous paraît être affaire do fond, un problème d'organisation interne.

Mais le problème concerne l'Etat tout entier et ses divers pouvoirs. Or, le terme gouvernement ne désigne usuellement que le pouvoir exécutif. Il faut donc dire : Formes ou organes de l'Etat (2), ou de la Souveraineté.

L'on remarquera que nous ne reproduisons pas dans notre intitulé les termes : formes politiques, que nous proposions page 158. Le mot politique se traduit littéralement par « de l'Etat ». En répudiant l'expression formes politiques, nous nous préoccupons seulement d'écarter la confusion que pourrait produire dans les esprits l'emploi très usuel du qualificatif politique en opposition aux termes administratif et judiciaire.

En disant formes ou organes politiques, nous aurions l'air de ne pas étendre aux pouvoirs administratif et judiciaire la recherche des principes d'organisation, entreprise pour les autres pouvoirs. Mieux vaut conserver au problème toute son ampleur, affirmer dès le début son étendue, bien que la distinction à &ire entre les Etats au point de vue de leurs institutions fondamentales dépende presqu'exclusivement de l'organisation y donnée aux pouvoirs constituant, législatif et exécutif,

(2) II s'agrit évidemment ici de TEtat-ponvoir, de TEtat senÂU «tricto.

L'étude des formes de FEtat vient tout naturellement après Texposé de la théorie générale des pouvoirs, qui devait précéder ; car il importe de connaître au préalable les dé* membrements, les rameaux de la Souveraineté, pour rechercher les meilleures conditions d'organisation de chacun d'eux.

Il y a néanmoins des rapports très intimes entre le problème des pouvoirs et celui des formes de TEtat. Nous avonsvu que Montesquieu, sans les confondre, les unissait étroitement (n° 204) que Kant d'autre part (page o41 en note) faisait dépendre la forme de TEtat du mode de distribution des trois pouvoirs, et qualifiait de républicain l'Etat caractérisé par la séparation du pouvoir législatif et de l'exécutii

Enfin, nous avons enseigné nous même que la répartition entre les trois pouvoirs de certaines attributions spéciales ne dépendait pas de la nature des fonctions, mais de l'importance de ces attributions et des garanties d'organisation que présentait pour les remplir telle ou telle autorité.

Les deux ordres d'idées sont donc inséparables ; mais dans un intérêt de méthode, c'est par la théorie des pouvoirs qu'il était préférable de débuter : il importait de connaître les branches de la Souveraineté, pour en régler divisémentet non confusément l'organisation et l'exercice.

§ 1. Classement des formes de TEtat

Page 1