‹ Le Droit d'AsileChapitre 13 sur 365 · CHAPOT, 0p. cit., p. 406 et suiv · texte numérisé non relu

CHAPOT, 0p. cit., p. 406 et suiv

du massacre ordonné par Mithridate en se réfugiant dans le temple d'Esculape!. Mais ils n'hésitent pas à le violer si le pacte de fidélité n’est pas observé, — ce qui arriva aux habitants de Téos? — ou si un désir de vengeance personnelle les anime : Sylla tue Aristion dans un temple de Minerve ? et, plus tard, Antoine arrache de l’Artémision d'Ephèse les frères de Cléopâtre 4.

Lorsque l’ordre romain fut rétabli par le Principat, les abus de l’asile ne parurent plus acceptables.

Il y eut d’abord quelques restrictions particulières : c’est ainsi qu'Auguste abrogea le privilège du temple de Diane à Ephèse, peut-être à cause de son étendue : -— il englobait tout un quartier de la ville; — mais surtout pour faire disparaître une concession d'Antoine à. x

Une révision générale des titres que les villes grecques invoquaient pour justifier leur droit parut nécessaire et fut réalisée en 22 et 23 après J.-C. Suétone emploie une formule trop absolue lorsqu'il affirme que Tibère abolit les privilèges et l’usage des asiles partout où ils étaient établis 6. Les renseignements que nous transmet Tacite sur cette opération, en précisent la portée”. Les villes envoyèrent au Sénat de Rome des députés, chargés de faire connaître leurs privilèges $. Certaines, trouvant elles-mêmes leurs titres insuffisants, renoncèrent à répondre à l’enquête ; mais la plupart d’entre elles envoyèrent des délégations et le Sénat, excédé, abandonna aux consuls le soin de cet examen, se réservant seulement le jugement des cas litigieux.

Dans cette révision, on tint compte des privilèges, de la

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