‹ Le Droit d'AsileChapitre 147 sur 365 · Vincent d'EsPAGNE, X, I · texte numérisé non relu

Vincent d'EsPAGNE, X, I

Innocent IV, X, LILI, 49, 6: « puniendus : pecuniariter vel alias, praeter poenam sanguinis ».

Hosrriensis, Lectura, X, ALI, 49, 6 : « puniendus : vel pena exilii vel pena pecuniaria, preter penam sanguinis, à qua per ecclesiam defendi debet ».

Archidiaconus, XVII, Qu. 4, c: 9.

Joannes ANDREAE, X, IL, 49, 6 : « alias : praeter amissionem vitae vel membri, dicit Hostiensis ».

3. Innocent IV, X, III, 49, 6: « puniendus : … sed nunquam in carcerem mittendus ».

Hosrrensis, Lectura, X, III, 49, 6 : « puniendus : .… inique est in carcere detrudendus ».

4. Innocent IV, X, IL, 49, 6 : «poenam corporalem : … possunt tamen in monasterium retrudi ad penitentiam agendam ». Joannes Andreae, X, ILE, 49, 6, «poenam corporalem ». %

5. Vincent d'EspaGxE, X, IL, 49, 6 : « civiliter tamen cum eis agi potest ». Hosriensis, Summa, f° 223. :

6. Hosriensis, Lectura, X, III, 49, 6 : « Prelati non et in hoc delinquunt, quod quantumcumque gravia confugiens commiserit, ipsum tamen in totum salvare nituntur, ita quod nullam penam, etiam pecuniariam, patiatur ».

7. XIII, 49, 6 : «Praelati vero in hoc delinquunt : quod, quantumcumque fugiens gravia commiserit, ipsum tamen in totum salvare nituntur, ita quod nullam poenam pecuniariam patiatur, contra id quod dicitur; et contra bonum justitiae ».

8. Huauccro, XVII, Qu. 4, e. 35: «.… et si queratur ab alio judeo vel pagano quam securitatem de impunitate, recipiet ecclesia ab eo fidejussorias vel pignoraticias et... non juratorias per suum deum quem colit vel per alium si per alium jurat in sua gente ».

9, Simon de BisiNIANO, XVII, Qu. 4, c. 35 : « nota quod si discedatur, de bonis ecclesie debeat domino servi fugitivi satisfacere ».

Huauccro, XVII, Qu. 4, c. 35...

Glose ordinaire, XVII, Qu. 4, c. 35 : «…. aut sacerdos eos quaerere debet aut secundum electionem principis damnum emendet ».

Mais les clercs ne sont pas responsables si le réfugié s’enfuit, alors que le poursuivant menace de le maltraiter ou de s’attaquer aux clercs, s’ils ne le livrent pas : Paucapalea, X VIT, Qu. 4, c. 36, éd. Schulte, Giessen, 1890, p. 92.

d’impunité, s’il croit que son innocence est suffisamment prouvée : il est alors extrait de l'église, malgré l'opposition des clercs, sans que soient encourues les sanctions de l’infraclio ecclesiae!.

On rappelle encore que la violation de l'asile est sanctionnée par la peine pécuniaire du bris d’immunité 2 et Hostiensis rapporte les règles romaines qui la punissaient de mort comme crime de lèse-majesté 3.

Au point de vue canonique, elle constitue un sacrilège, comme toute violence, toute injuria, tout vol commis dans l'église ou ses passus 4. Les décrétistes et Hostiensis insistent sur la force des termes du canon Miror quomodo ÿ. Tous les canonistes rappellent, à la suite de nombreux conciles des XIe et XIIe siècles 5 et des décrétales pontificales, que les coupables de violation sont frappés d’excommunication : excommunication ferendae sententiae qui, au XIIIe siècle, laisse peu à peu la place à l'excommunication ipso facto, qui est infligée au violateur de l'asile en tant que sacrilège ?

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