‹ Le Droit d'AsileChapitre 165 sur 365 · XVII, Qu.4,c · texte numérisé non relu

XVII, Qu.4,c

Glose ordinaire, XVII, Qu. 4, c. 36 : « Si debitor confugerit ad ecclesiam… non debet petenti restitui nisi dato sacramento ».

4. RUFIN, XVII, Qu. 4, c. 33 : «eum de ecclesia facit egredi ».

Hvuauccro, XVII, Qu. 4, c. 20 : « Si ille nolit exire.… ».

Huevuccio, XVII, Qu. 4, c. 33 : « Precipit exire.. egressus a domino convictus >.

Glose ordinaire, XVII, Qu. 4, c. 33 : « Praecipit egredi … egressus.… ».

question de l’extraction n’est pas tranchée : il déclare seulement que celui qui l’enlève de l’église ne se rend coupable d'aucune violation !. En 1200, Innocent III affirme nettement que le publicus latro et le nocturnus depopulator agrorumr peuvent être extraits de l’église?; le canon /Immunitatem passe la question sous silence, mais les décrétistes et Vincent d’Espagne % admettent l’extraction sans violence par l’autorité séculière : le juge recherche les criminels et, devant leur refus de comparaître, les enlève du lieu sacré.

Hostiensis se rendit-il compte que ce rôle actif du magistrat dans l’extraction pouvait le conduire à s’attribuer compétence pour juger de l’ «indignité » du criminel ? Sans y faire nettement allusion, il affirme que la lenitas n’interdit pas aux clercs de livrer eux-mêmes les malfaiteurs déclarés par les canons indignes de l’asile 4 et Archidiaconus précise que de tels hommes doivent être non pas extraits par le juge, mais livrés par les clercs 5. ê

Le flottement de la doctrine sur la question de «compétence d'extraction » se retrouve dans les décisions conciliaires et les statuts synodaux des XIIIe et XIVe siècles. Le synode de Nîmes (1284) 5, les statuts de Cahors, Rodez et Tulle (1286. et 1289)? et ceux de Nîmes (1364)8 se tiennent à la lettre de la décrétale de Nicolas II: l’autorisation de l’évêque n’est nécessaire que pour les cas non exceptés ; les criminels indi-

1. XVII, Qu. 4, c. 6 : « Qui autem... personam hominis vel bona ejus inde subtraxerit, nisi publicus latro excommunicetur ».

2. X, III, 49, 6 : « … et hoc verum est, nisi publicus latro, vel nocturnus depopulator agrorum, qui dum itinera frequentata vel publicas stratas obsidet aggressionis insidiis, pro facinoris magnitudine ab ecclesia extrahi potest, impunitate non praestita ».

3. RurIN, XVII, Qu. 4, c. 6 : « Hic enim de ecclesia violenter extrahetur, etiam non prestito juramento de ejus impunitate », éd. Singer, p. 373.

Jean de FAENZA, Summa, f° 111 : « Sicut antiquitus : publicus latro de ecclesia violenter abstrahitur et non prestito juramento ejus impunitate. nec forte in hoc casu licet extrahere, nisi judiciariam potestatem habenti ».

Simon de BisiNIANO, Summa, f° 83 v° : « Licet cuilibet tales punire ».

Hueuccro, XVII, Qu. 4, c. 6 : « Licet suo judici vindicare.….. potest extrahi de ecclesia et non prestito juramento de ejus impunitate ».

Glose ordinaire, XVII, Qu. 4, €. 6 : « … nisi fuerit publicus latro, cujus. persona vel res inde subtrahitur sine poena canonis ».

Vincent d'EsPAGNE, X, III, 49, 6 : «extrahi : a quolibet vel eis quibus liceat... sine vi ».

4: Summa, f° 167 vo : « Si canonibus potest peti quod justitia fiat, quamwis sciamus quod sine effusione sanguinis fieri non potest, tradere possumus… et non imputatur nobis ».

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