‹ Le Droit d'AsileChapitre 180 sur 365 · Ch. 329 (II, 105), cité p. 236, n · texte numérisé non relu

Ch. 329 (II, 105), cité p. 236, n

Britton écrit qu'il faut non seulement guetter, mais affamer ceux qui sont en asile !. Une telle garde, contraire aux règles romaines ? et canoniques #, est écartée par la Charte de 1316 d'Edouard IL #et n’est pas davantage admise en France : le Parlement tenu à Toulouse en 1288 ordonna aux capitouls de la ville de retirer les sergents placés dans l’église de Nazareth et leur interdit de soumettre le réfugié à un siège destiné à l’affamer 5.

Dans certains pays, le droit d’asile n’a qu’une durée limitée : dans les abbayes de Saint-Ulrich et de Saint-Afra d’Augsbourg 5, comme dans la cathédrale de Strasbourg”, elle est fixée à trois jours. En Angleterre et en Normandie, au lieu de recevoir une promesse d’impunité, le malfaiteur doit, après un certain délai, se remettre entre les mains de la justice ou forjurer le pays, c’est-à-dire s’exiler. La procédure minutieusement réglée, qui est en vigueur au XIII siècle, est le résultat de lointains précédents. A la fin du VIIS ou au début du VIIIe siècle, la loi d’Ina, roi de Wessex, applique les règles ordinaires du droit d’asile 8. A la fin du IX®, Alfred

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