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5. Déjà, en 996, Foulques Nerra, comte d'Anjou, ayant violé le droit d’asile de Saint-Martin de Tours dut faire pénitence et venir au cloître «discalciatus, nudis pedibus... »; HALPHEN, Le comté d'Anjou au xr° siècle, Paris, 1906, Pièces just., n° 3, p. 348.

Le lieutenant du bailli d'Arras ayant, en 1266, battu et blessé un réfugié et plusieurs clercs dans l’église d'Arras, « Praeceptum fuit ballivo Attrebatensi quod hec taliter faceret emendari per processiones et aliter capitulo Attrebatensi a dicto subballivo »; OLrm, t. Ep. 288

En 1273, le prévôt de Beauvais et un de ses sergents, poursuivant un malfaiteur réfugié dans l’église d'Amiens, blessent un clere ; « placuit domino Regi quod dicti prepositus et serviens nudi, in camisiis et braccis, crinibus sparsis.. per longum ville Ambianensis processionem faciant, veniendo taliter usque ad majorem ecclesiam, et ibi, presente populo, hoc dicto capitulo emendarent... et fieri debent hec in instante festo Assumpcionis Beate Marie. Adjuncto tamen quod dictus serviens umquam de cetero si in servicio domini Regis et quod idem prepositus amoveatur de prepositura, nec ibi reponatur absque domini Regis mandato » ; Oz, t. I, p. 925.

Le valet d’un sergent roÿal ayant frappé d’un bâton, dans le cloître de Notre-Dame, un autre sergent, celui-ci fut forcé de se réfugier dans l’église avec son cheval. Le prévôt de Paris, sur l’ordre du roi, arrêta le coupable et le livra à la justice du chapitre ; comme il ne pouvait payer les 100 livres dues pour l’amende (cf. p. 250, n. 1), le chapitre le mit en liberté sous caution en lui enjoignant d’aller en Terre Sainte et de faire une procession dans l’église en chemise et braies le jour de l’Ascension (23 mai 1275); Cart. de Notre-Dame, éd. Guérard, t. III, p. 382.

Adam Blavet, poursuivi par la vengeance du seigneur de Cisoing et du bailli de Lille, s’étant réfugié auprès du chapitre de Saint-Pierre de Lille, ses ennemis brisèrent la porte, le prirent après l’avoir blessé ainsi que quelques chanoïnes et le pendirent sans jugement. Par jugement de la comtesse de Flandre du 19 août 1276, le baïlli fut déchu de sa dignité ; ses complices et lui

lières garantissent, au mieux des désirs de l'Eglise, l’inviolabilité des lieux sacrés.

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