‹ Le Droit d'AsileChapitre 240 sur 365 · En 1451, 1453... A.D. Gironde, H 735, fo 15 et 55 vo · texte numérisé non relu

En 1451, 1453... A.D. Gironde, H 735, fo 15 et 55 vo

En 1420, 1442, 1494, 1499... ; cf. ProosT, op. cit., 1866, p. 499-501.

6. Lettres de rémission pour un sergent d’Aigues-Mortes, qui, « in fran-

pour eux des séjours de longue durée dans l'asile. Gerson, chancelier de l’université de Paris, poursuivi par le ressentiment de Jean sans Peur pour avoir blâmé le meurtre du duc d'Orléans, dut se cacher deux mois à Notre-Dame. Pierre Cartaud, poursuivi en 1433 par le prieur de Saint-Portien, demeura quinze jours dans l’église du lieu ?. Le sergent Pierre de Bos, ayant tué le 23 avril 1483 un faux-saunier et « doubtans rigueur de justice » se réfugia dans l’église du bourg de Notre-Dame d'Alençon, où il resta « en grant, misérable povreté et nécessité » jusqu’au mois de mai suivant, époque à laquelle Louis XI lui accorda des lettres de pardon ÿ. Guillaume de Barville, ayant tué un serviteur d’une hôtellerie de Vendôme, se mit en franchise dans l’église de cette ville un dimanche du mois de mars 1488 ; il y séjournait encore en octobre 1489, «en voye de longuement demourer et y miserablement finir ses jours », lorsqu'il obtint de Charles VIII des lettres de rémission 4. Pierre Guerrier, ayant commis un meurtre au mois de juin 1491, fut condamné à être pendu, mais il s’échappa et gagna l’église de Gorron-au-Maine, où il attendit ses lettres de rémission jusqu’en novembre 14925. Un secrétaire infidèle de Philippe de Raïigecourt se réfugia dans l’église de Metz en 1500 et y demeura jusqu’à la mort de son

quesiam positus.. exivisse et abinde latitando in fugam se constituisse dicitur », Histoire du Languedoc, t. X, Pr., c. 1090.

Aubelet Taillet (cf. p. 320, n. 1) obtient, en 1396, des lettres de rémission. A.N., JJ 150, n° 340, fo 161 ve.

Les amis de Regnaudin du Prayel, qui a tué un homme au cours d’une rixe et s’est réfugié « ou moustier de la ville de Fauchy-le-Cauchie » (Aube) avant de s’exiler, obtiennent de Charles VI des lettres de rémission pour lui (mai 1402), A.N., JJ 157, n° 158, fo 100.

Jean Martin, coupable de deux homicides, obtient, étant en franchise, des lettres de rémission (23 mai 1405), X2A 15, fo 62 vo.

En 1512, un malfaiteur réfugié dans un cimetière obtient son pardon six mois après ; cf. DUMONT, op. cit., p. 63.

1. JUvÉNAL des Ursins, Histoire de Charles VI, année 14138 : « Il y avoit un notable docteur en théologie et de grande réputation, nommé maistre Jean Jarson, lequel estoit chancelier de Nostre-Dame de Paris et curé de Saïinct Jean en Grève, qui avoit accoustumé de s’acquitter loyaument. Et pour ce que en compagnée où il estoit, il deut dire que les manières qu’on tenoit n’estoient pas bien honnestes, ne selon Dieu... on le voulut prendre, mais il se mit ès hautes voûtes de Nostre Dame de Paris », MicHAUD et POUJOULAT, Nouvelle Collection de Mémoires pour servir à l'Histoire de France, t. II, Paris, 1836, p. 484.

C’est sans doute à cet événement que fait allusion la délibération du chapitre de Notre-Dame du 27 juin 1413 : « De supplicatione domini cancellarii quod possit inhabitare ecclesiam Parisiensem, propter malignitatem temporis currentis, placet dominis », A.N., LL 111, p. 170.

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