‹ Le Droit d'AsileChapitre 239 sur 365 · août 1365, X1A 20, fo 170, cité p. 300, n · texte numérisé non relu

août 1365, X1A 20, fo 170, cité p. 300, n

Pierre de Calvigniac, coupable d’homicide, se réfugia dans la cathédrale d'Orléans ; ajourné devant le Parlement, il s’échappa la veille du jour de l'audience et se fit exoiner en déclarant qu’il était aux prisons de l’archevêque (15 juin 1394), X1A 41, fo 217 ve.

François Roque, réfugié à l’église Saint-Michel de Toulouse, y fut gardé et enferré jusqu’à son interrogatoire ; il put ensuite s’évader et fut condamné par défaut par le Parlement de Toulouse (17 juin et 14 août 1448), A.D. Haute-Gar., B 1, f° 103 et 108 vo.

Deux meurtriers, cernés dans l’église de Hal par les sergents du bailli, réussissent, en 1380 ou 1381, à s'enfuir en pratiquant une ouverture dans la porte. Reg. 15094 de la Ch. des Comptes, cité par ProosT, op. cit., 1866, p. 494.

Le refuge dans les grandes églises ou les établissements réguliers assure aux délinquants des ressources matérielles et une protection certaine contre la violation de l’asile ; les églises isolées, au contraire, sont plutôt pour eux des escales en vue d’une évasion.

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