‹ Le Droit d'AsileChapitre 303 sur 365 · juillet 1379, X2A 9, fo · texte numérisé non relu

juillet 1379, X2A 9, fo

Gr Cf-p-351,-n: 4.

7. «.. baïllivus noster Insulensis, associatis secum preposito dicte ville et aliis officialibus nostris... cepisset eumdem ac ipsum duci faceret in prisione nostra dicte ville carceri mancipandum pro ipso debite puniendo. Nichilominus nonnulli scabini et burgenses dicte ville cum magna multitudine gentium usque ad numerum duorum nilium personarum vel circa propter hoc specialiter congregati, clamantes post dictum baïillivum alta voce « Bour-

passant vers la même époque près de l église de la Madeleine, fut assailli par une troupe comprenant des sergents du Châte- - Jet et se sauva au cloître de Notre-Dame où il fut poursuivi ; blessé dans l’église, près du grand autel, il aurait été enlevé si les assistants n’avaient fermé les portes de l’église 1.

Plus souvent ce sont les clercs qui prennent la défense des réfugiés. En 1391, Nicolas Bertin, examinateur au Châtelet, fut blessé à coups de pierres et expulsé du couvent des Carmes de Paris, où il était entré pour arrêter un malfaiteur?. A Rouen, vers la fin du XIVe siècle, le bailli voulut pousuivre dans la cathédrale plusieurs criminels échappés de prison, mais il se heurta à la résistance des chapelains$. Le bailli de Gand voulant, en 1408, saisir deux bannis réfugiés chez les Augustins, l’official accourut, accompagné d’une légion de prêtres, pour s’y opposer et le bailli dut faire une brèche dans la muraille pour pénétrer dans le couvent. Trois ser-

gents du Châtelet étant venus, en 1440, arrêter un malfai-

teur chez les Augustins de Paris, les religieux résistèrent et l’un d’eux fut tué au cours de la lutte 5 ; les Cordeliers essayent de même, en 1464, d'empêcher le prévôt de Paris de prendre un réfugié dans leur église. Jean Wits s'étant réfugié après un meurtre dans le cimetière de Gremberghe en 1467, le baïlli de Termonde l’y fit cerner et reçut de Charles le Téméraire l’ordre de l’en extraire ; le curé fit en vain tous ses efforts pour éviter cette violation, refusant la clef de l’église et encou-

geisie, bourgeisie », custellis et gladiis evaginatis per aliquos ipsorum, eumdem prisionarium, quem dictus prepositus dicti loci captum tenebat et ad dictum carcerem ducebat, eisdem baïllivo, preposito et aliis gentibus nostris rescusserunt per vim, violentiam et armorum potenciam et ipsum portaverunt, post et contra inhibitiones nostras per dictos baïllivum et prepositum nostros eisdem super hoc factas, ad ecclesiam beati Stephani.. » (20 avril 1336), X2A 3 fo 70.

2. «.… Après information faicte Maistre Nicholas Bertin, examinateur du Chastellet de Paris, ala au Carme.….. et là fist commandement au prestre qu’il lui rendeist ses armes, lequel tantost lui appointa son coustel à la poictrine, et tantost après vindrent plusieurs religieux de céans à armes garniz de piques de Flandres et le boutèrent hors et les sergens qui estoient avec lui SE ce fait, le prieur ou sous-prieur fist rappeller maistre Nicholas Bertin pour parler à lui et tantost qu’il fust ens les religieux obrirent la porte et commançèrent à gicter pierres tellement que l’examinateur fu blecié, et

s’en ala et les sergens sanz amener le malfaicteur » (23 juin 1391), X1A 1475, fo 275 vo,

3. FLOQUET, Histoire du privilège de Saint-Romain, Rouen, 1833, t. I, p. 110.

4, Arch. de Belgique, Reg. 14108 de la Ch. des Comptes, cité par EURE op. cit., 1866, p. 492.

5, Cf. p. 425, n. 1.

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