‹ Le Droit d'AsileChapitre 305 sur 365 · déc. 1400, X1A 4785, fo 14 vo · texte numérisé non relu

déc. 1400, X1A 4785, fo 14 vo

l'église Saint-Maclou 1. Guillaume de Philippes se plaint, en 1441, devant le parlement de l'abbé de Flourens-lès-Sau mur, qui l’a fait extraire d’une église où il s’était réfugié alors qu’on le menait en prison ?, En 1486, l'évêque de Senlis fit enlever du cloître de Saint-Maurice de Senlis deux malfaiteurs ajournés devant son official ; les religieux ayant protesté devant le parlement, il déclara qu'il ne devait pas être tenu pour responsable des abus qu’avaient pu commettre ses sergents 3, Le chapitre de Notre-Dame se plaint de même, en 14094 et en 15245, de l’évêque de Paris, qui a fait arrêter des délinquants dans le cloître vi et violencia. À Fribourg, en 1511, Franz von Arsent empêcha une iniquité judiciaire imaginée par l’évêque de Sion, mais dut se réfugier dans la sacristie de l’église Saint-Nicolas ; le peuple envahit l’église et le curé ferma les grilles du chœur: Franz von Arsent y resta trois jours, puis gagna le couvent des Franciscains, d’où il fut extrait avant d’être mis à mort ; le pape Jules II, soutenant l'évêque qui faisait sa politique, accorda l’absolution aux coupables d’une façon indigne. En 1526, l’officialité archiépiscopale de Rouen condamna à une amende un prêtre de Jusiers qui avait arraché du cimetière de Fontenay-Saint- Paër deux malfaiteurs qui s’y étaient sauvés en franchise et les avait livrés au juge séculier de la localité 7. C'étaient là des exemples fâcheux pour les autorités séculières.

1. « Quia vi et violencia extraxit ab ecclesia Sancti Macuti quemdam captivum ibidem immunitatem ecclesie petentem tenentem et requirentem, cujus rei occasione fuit cessatum a divinis per tres ebdomadas vel circa ». (9 fév. 1439-1440), A.D. Seine-Inférieure, G 255.

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