GONZALES, loc. cit
6. À côté des nombreux et prolixes ouvrages que nous citons par ailleurs, une foule de petits traités est consacrée à l’asile ; nous n’en indiquerons que quelques-uns :
OSIANDER, De asylis velerum, Tubingue, 1618 ; —
FRIEDELIEB, Dissert. Juridico-politica de jure asylorum, Greifswald, 1657 ;
RHONIUS, Jus supplicum sive diss, hist, polit. de asylis, Zurich, 1667 ;
ECKESTEIN, Diss. de asylis Christianorum, Tubingue, 1673 ;
OBREcHTUS, De azylis el illorum jure, Diss. jur. inaugur., Bâle, 1686 :
Au XVIe siècle, le mouvement restrictif se poursuit et l'exemple français est invoqué souvent en dehors des frontières. D'autre part, l'utilité du droit d’asile se fait toujours de moins en moins sentir et la Réforme lui est moins que favorable.
En Suisse, celle-ci le fait pratiquement disparaître dans les cantons atteints par le mouvement1.
En Espagne, le droit d’asile est restreint à ce qui est contenu «en los antiguos fueros »?.
En Angleterre, tout le XVIe siècle est marqué par une évolution restrictive, hâtée par la réforme#. En 1529, Henri VIII fait marquer au fer rouge la main de ceux qui abjurent ; s'ils refusent de quitter le lieu sacré, ils en sont arrachés de force. En 1531, l’abjuration à l’extérieur est supprimée : on considère que ce n’est plus une peine et que l'Angleterre a besoin de tous ; les réfugiés sont condamnés à finir leur vie dans un monastère désigné, suivant un règlement minutieux. Enfin, en 1540, on n’admet plus que sept places de refuge, où doit se rendre celui qui a invoqué l'asile, et, en 1624, celui-ci est aboli par Jacques Ier.
Dans les Pays-Bas, Philippe II ordonne, en 1587, de respecter l’asile, mais seulement «autant que faire se pourra » êx et, à la fin du XVIIe siècle, Louis XIV le supprime dans les villes flamandes qui tombent entre ses mains à la faveur de la guerre de Dévolution$é.
KAMPMÜLLER et BoETINER, De azylis pontificiorum, Leipzig, 1711;
ENGELBrEcHT, Diss. de injusta asylorum immunitatisque ecclesiarum ad crimina dolosa extensione, Helmstaedt, 1720 ;
MAscAMBRONE, Degli asili de Christiani, Rome, 1731 ;
WALLMAN, Diss. de asylis, Londini- Gothorum, 1734 : « Ego olim consului quendam, qui actum sodomiticum commiserat in ecclesia, non fuisse ejus immunitate privandum : gaudet ea sacrilegus, gaudet adulter, gaudet blasphemator non hereticalis, simoniacus, incendiarius, raptor virginum ; sed offendens personam Cardinalis non gaudet » (p. 21).
Foc@r, Saggio sopra l’impunita legittima e l’asilo, Livourne, 1744 ;
AGuIRE, Discorso sopra l’asilo ecclesiastico, Florence, 1763 ;
Pisrorozzi, Ragionamento sul diritto de sacri asili, Rome, 1766 (réponse au précédent).
Crisrian1, Deduzione sopra l’asilo sacro, Venise, 17166. etc...