Saint Jérôme, Ep. LX, 16, C.S:E.L:,t. LIN, p
3. ZosiME, Histoire, V, 8, Corp. Script. Hist. Byzant., Bonn, 1837, p. 256.
4. La loi est promulguée à Mnize, en Galicie ; cf. TILLEMONT, Annales, V,
Le 4 septembre 397, une loi décide que le criminel de lèsemajesté sera puni de la peine de mort et de la confiscation des biens et fait rentrer dans cette catégories de crimes la tentative de meurtre contre les membres du conseil, du consistoire et des sénats; non seulement toute protection est refusée à ces coupables, mais même le seul fait d’intervenir en leur faveur constitue un délitt. Tous ceux qui seront réputés criminels de lèse-majesté — et ils pourront être nombreux avec une aussi large qualification du crime — devront renoncer à implorer l'intercession des cleres. Ils seront, par le fait même, privés de l'asile qui n’est encore que le préliminaire fréquent de l’intercession.
En 398, un ensemble de dispositions, hostiles à l'Eglise, contenues sans doute dans une loi unique, aggrave la législation. Avant d’en rechercher et d’en étudier le texte, il n’est pas inutile d'examiner de près les indications que donnent les historiens sur ces innovations d’Eutrope.
« L'eunuque Eutrope, dit Socrate, voulant tirer vengeance de personnes qui s'étaient réfugiées dans une église, avait pris soin de faire promulguer une loi ordonnant que nul ne se réfugiàt dans les églises et que quiconque s’y serait réfugié en fût enlevé »?.
Sozomène copie généralement Socrate; son récit est ici identique, mais il ajoute un détail qui précise les circonstances qui ont poussé à l’adoption de la nouvelle loi: «Il s’efforça de tirer de l’église les suppliants qui s’y étaient réfugiés à cause de lui-même, entre autres Pintadia,femme de Timasius, … il prit soin de faire porter une loi par laquelle il était défendu à qui que ce fût de se réfugier dans l’église et ordonné d’en expulser ceux qui s’y seraient réfugiés ». Non content d’avoir fait exiler Timasius, maître de la milice 4, il voulut faire arrêter Pintadia, sa femme. Mais
1. « Denique jubemus etiam, eos notabiles esse sine venia, qui pro talibus unquam apud nos interveniré temptaverint », C. Th. IX, 14,3 ; G.J. IX, 8,5, 2.
2, « Edtpéntoc y&o ebvodbyoc... dubvaodar rivas mpoopebyovrac Th ÉxxANGÉX BovAduevoc, orovdnv renoinro véuov map Tév adroxparépov mpotelnvar, xekebovra UndévA roocpebyeuv Tais éxxANOIQLE, LAÂX Ha TOÙS On TpovpEtyovrac &pékcoat ». SOcRATE, Hist. ecclés., VI, 5, éd. Hussey, Oxford, 1852, t. IL, p. 665.
3. « Eneye' per The éxxmoiac dpédxeuv ixérac Ueod, L'adrov évdde Suatotéovrac * xal udaicra Ilevradiav rhv Toù Tiuaotou yauernv…….. Edrocriov dè omoudÿ + Derur vOuoc, rpootétrov nÔauT Undéva els ÉxxANOLAY xarapuyelv, ÉcAubveoda, te xal Toùc HÜn ToocrepeuyOTac. ». SOZOMÈNE, Hist. ecclés., VIII, 7, éd. Hussey, Oxford, 1860, p. 808.
4. Saint Jérôme (Ep. LX, 16, loc. cit.) indique qu’il fut exilé en 396; il