‹ Le Droit d'AsileChapitre 56 sur 365 · ZosimME, V, 35 et 45, éd. de Bonn, p. 297 et · texte numérisé non relu

ZosimME, V, 35 et 45, éd. de Bonn, p. 297 et

Ta px 07; Le droit d'asile 6

teront tous les pouvoirs séculiers dont nous aurons à examiner l’attitude en face du droit d'asile.

Les agents impériaux hésitent à exécuter un acte qui leur paraît sacrilège. Le 12 juin 400, Arcadius fait brûler vifs une troupe de Goths réfugiés dans une église; s’il prend cette décision, c’est parce que ses hommes ont refusé de les en arracher. En 408, Euchérius, fils de Stilicon, est arrêté dans une église avant d’être mis à mort, mais un ordre formel de l’empereur a été nécessaire pour vaincre la répugnance de ses officiers ?. La ruse atténue, croit-on, la gravité de la violation : en 408, Honorius ordonna aux soldats d’Olympius de se saisir de Stilicon ; comme celui-ci s'était réfugié dans l’église de Ravenne, ils présentèrent à l’évêque un simple ordre d’arrestation et emmenèrent Stilicon après lui avoir promis la vie sauve; mais, dès qu'ils furent sortis de l’église, ils exhibèrent un ordre de mise à mort et le massacrèrent 5. ë

L'histoire a surtout retenu la vie de ces hommes, célèbres à un titre quelconque ; il est regrettable que nous n’ayons pas plus de renseignements sur cette période où le respect. du caractère sacré de l’église tend à s’imposer à tous.

Certains auteurs 4 ont cru trouver la sanction légale de l’asile, couronnant cette évolution, dans une loi promulguée à Ravenne le 1er avril 4095. Mais cette loi, qui est formelle dans ce sens au Code de Justinien (I, 12, 2), est inintelligible dans la leçon du Code Théodosien et semble bien, comme l’a montré Martroyef, avoir été interpolée dans le Code de Justinien. Les tentatives de restitution du texte primitif ? sont hypothétiques et ce texte ne peut pas, dans l’état actuel des recherches, être retenu.

Si la coutume de l’asile progresse dans l’Empire, elle ne

1. SOCRATE, VI, 6, éd. Hussey, t. II, p. 673 ; SOZoMÈNE, VIII, 4, éd. Hussey, t. II, p. 800 ; Zosime, V, 19, éd. de Bonn, p. 272-273 ; cf. sur tous ces cas, MARTROYE, p. 200 et suiv.

2. ZosiME, V, 35, loc. cit.; PHILOSTORGE, Hist. ecclés., XII, 3, L.G., t. LXV, c. 607-608.

3. ZosiME, V, 34, éd. de Bonn, p. 295-296; cet historien rapporte que Stilicon avait été déclaré coupable de « crime contre la chose publique » : CTÈ HAT TG TOMTELLG NULAPTNULEVE ».

4. SERRIGNY, Droit public et administratif romain, Paris, 1862, t. I, p. 412 ; GRASHOPF, loc. cit., p. 7-8 ; HINSCHIUS, 0p. cit., IV, p. 382.

5. Dont deux fragments se trouvent au C. Th. II, 8, 25 et XVI, 8, 19: et au C.J. I, 9, 12 et I, 12, 2:

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