‹ Le droit de famille chinoisChapitre 10 sur 37 · G. Jamieson, 1. c. Vol. X p · texte numérisé non relu

G. Jamieson, 1. c. Vol. X p

2 — Basé, nous le supposons, sur le Levitique, 18, 18: "Tu ne prendras pas non plus la soeur de ta fenune, à coté d'elle, nialu;ré elle, car elle vit" ; ce qui sij^nifie pourtant luiitpiemcnt cpi'il est détendu d'é[)0user deux soeurs, ruais non pas l'une après la mort de l'autre.

A—Meng tzeu Vol. I, 4 (Legge, Vol. Il p. 220). Il ressort de ce passage du Liki que Ckouu avait U'ois' femmes.

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eus est fréquent en Chine, sans doute parce que la femme qui devine le désir de son é[)Oux de prendre une concul)ine. préfère partager l'amour de son mari avec sa soeur plutôt qu'avec une étrangère.

Du reste, l'affinité ($@ ^j. yin fcliiti) entre les parents du mari et ceux de la femme, n'entre, dans ce cas, pas en considération.' En Chine, la parenté entre personnes du même nom de famille est toujours indiquée : ( fp] $it /^ ^ ^ ^Q fvmj lising pou wei lioini yhi, les personnes du même nom de famille ne peuvent se marier entr 'elles). -

1- — Comme dans le droit judaïque. Maj er, I.e. Yol. II p. 264,

'.;• — Le mariage endogami(|ue est interdit. Dans le livre des Lois de Mann^ il est dit qu'un homme né deux fois, (c.ad nppartenant à la classe des Prêtres, des <iuerriers et des ^Marchands, Manu X, 4), peut se clioisir une femme cjui ne destend pas de ses ancêtres dti côte paternel, cela jusqu'au 6me. degré, et d'après son nom de famille, n'est pas de la même race que son père. {Maîui X, 5, dans McLennan, I.e., p. 84.) — Les Indiens de l'Amêritjue du Nord regardent comme punissable un mariage entre lui liomme et une femme du même totem (nom de famille), et \\n\ cite des cas où des jeunes gens ont été mis à mort par leurs propres parents, pour avoir contrevenu à cette loi. (McLennan, I.e. p. 97; C. N. Starke, 1. c. p. 3'2). Les Australiens sont divisés en dirtérentes branches (nuirdon) entre lesquelles le mariage est interdit, C. N. Starke, I.e. p. 235.

Le Mariage. 27

Si Ton réflécliit que sur une po])ulati()n de plus (le o(jO millions, il n'existe que 4o<S noms de familles», on conçoit (juc cet empêchement au mariage est gênant au plus liant ])oint. Dans le cours des siècles^ il se trouvait des districts entiers dont les habitants portaient le même nom, et celui qui voulait se marier devaiti diriger ses recherches en dehors de son lieu de domicile.

Certains faits nous paraissent être des excej»tions. Lors([u^ln nom de famille a deux points de départ différents, les personnes du menu» nom peuvent se marier, pour autant (jue leurs ancêtres sont d'origine différente. (Ip]M:^[p1^ V'oung hsing pou toiouj tsoung, du même nom

1- — Dont 408 simples et 30 doubles, c. à. d. formés par deux caractires (comme, par ex. p] i^ xeu 'nia= Marôfhal) voir II. A. Giles, "The Family Names," Journal of China Branch Royal Asiatic Society (Vol. XXI, 1887, p. 256). L'ancienne dénomination e.'it ^ ^^ po hsinu;, les 100 tlimillcs, lo peuple, Chiking I, 2 etc. Voir, v(m der Gabelentz, Grammaire, p. 3()0.

2- — Cette interdiction iip]iar:iit déjà dans des livres tels quale Tso-tchouau (^ f^ le commentaire des annales de Confncius par Tso-tchwii-mtng, 4mc. siècle av. »J. C), et les Conversations (pir^ jin luun yu^ un des 4 livres ^" P9 seii-chou.)

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mais (l'anectros différents);' p. ex. des personnes du nom !^ T'clie, et celles du nom ^ Kin. Par contre des familles, qui, ayant les mêmes ancêtres, se sont séparées sous un autre nom, quoique sans similitude, ne s'allient pas, comme celle des noms f^ et ^ prononcés tous deux hsu^ car elles formaient une seule famille jusqu'au rèojne de l'Empereur Young-tcheng. (1723- ]73()).- De même pour les familles -{j^^ TcJien, et ^ Ye, ainsi que \^ Yang, et ^ Yi.^

Un procédé i)lus facile a été trouvé plus tard. Sous le règne de Young-Lo (1403-1425), les familles qui participaient au transport des céréales à Peking, furent appelées les familles militaires (!^ ^ hin lia); les autres, les familles du peujde (^ ^ min lia). Cette différence entre les î^ Jeun et les J^ min s'est conservée. Un mariage entre une famille hvn et une famille miti du même nom est autorisé. C'est là sans doute la seule exception à l'interdiction qui précède,

Mr. Parker dit que chez les Mandclious, les cousins et cousines du même nom de famille et

1 — n. A. Giles. I.e., p. 256.

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descendant des moines ancêtres peuvent se marier a})rèrf la 5nie génération. Je n'ai pu constater l'exactitude de cette assertion.

D'après ce qui précède, la Cliine nous offre un genre de mariage purement exogamique, c-à-d. que les imions dans la famille, la race même sont interdites comme dans toute l'Amérique. ^

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