‹ Le droit de famille chinoisChapitre 18 sur 37 · Mariage · texte numérisé non relu

Mariage

le cacher et ne pas le livrer à la publicité). * Il a le droit de châtier sa femme ; il est toutefois punissable s'il la blesse. Mais dans ce cas encore, il s'en tire avec une amende, si lui et sa femme consentent à se séparer.

La femme doit à son mari une obéissance absolue et ne peut quitter la maison sans son autorisation. Le fait-elle, son mari a le droit de la vendre à un autre comme concubine.

Elle appartient à la famille de son mari, même lorsqu'il est décédé. 2 Si toutefois elle la quitte, soit pour rentrer dans sa famille, soit pour se remarier, elle doit abandonner les biens de son mari, ainsi que son apport personnel.

Si son époux était le plus ancien chef de la famille, son autorité lui revient, et l'on voit fréquemment une dame âgée administrer toute la fortune de la famille avec l'assistance d'iin plus jeune fils, taudis que les aînés habitent peutêtre d'autres provinces et y reçoivent les ordres

I- — Les maris sous la pantonfîe ( TO^^nvf p'a laou p-o ft") ne sont pas rares en Chine, et le Héros de la

Pantoufle (l'Ê^^fivITCÛ'P V'''^ ^"^" V''^ ti yiien chouii) est un type des jilns «routé dans les comédies chinoises.

"■ — Comp. 1. 22, ], T). ad invnie. et de nicol, 50,1 : vidva viulier omis.si muriti doiinciriiiiii rctinet.

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de leur mère. Après sa mort, la famille est partagée entre les fils (^^^ fen Via t^ehcw). Ceux-ci deviennent sui juris et se font enregistrer comme nouvelles familles, ou comme nouveaux ménages ( ^ hou).

Tant que le mari est vivant, la femme ne peut posséder aucune propriété, à moins que ce ne soit expressément réservé par le contrat de mariage. Ce qu'elle })ossédait avant de se marier revient à son mari ; de sorte que même des biens hérités par elle restent à son mari, si le mariage est dissous.-

Aussi, quoique strictement, les questions de dos, paraphernae, pacta dotalitia, donatio inter virum et uxorem n'existent pas dans le droit Chinois, une femme séparée ou une veuve enlèvera sef^-bijoux et autres objets de valeur, ainsi que ses étoffes de soie; et ce sera la seule donatio de son mari.

Celui-ci n'est responsable des dettes contractées par sa femme avant son mariage, que si elle était sui juris, et n'avait aucuns parents à l'époque de ses noces.

1— V. Mackeldey, le. Vol. Il, p. 275 ; Gaji Inst. II § 86, § 88: si qnam in manum ut uxorem reciperimus, ejus res ad nos trunseunt.

56 I,c Marîiigù.

Le nmri cbange-t-il de domicile, .sa t'oninie doit, le suivre, s'il l'exige ^ ; ce ([iii. en fait, ai-iùvo raj'eiHeiît. Les jniuvre.s ne cliangeni do doDiicile que pour ëniigrer. Les gens aisés laissent giMiéi-alenient leur f'ennne à la maison pour administrer la propriété de la famille, élever les enfants et représenter la patrie. Le mari emmène une concubine avec lui, ou en |n-end une à son nouveau domicile.- L'émigi'ation des femmes à l'étranger est interdite.

Malgré toute sa ])uissance, Flionnne ne peut livrer sa femme à la jirostitution.*

Le fait se présente toutefois qu\ni lionnne, dont la femme stérile réussit à empccîier la prise d'une concubine, }»rend pour un certain tem]>s la femme d'un autre pour en avoir un

1- — Une question chez nous discutée; Dernburg I.e. Vol. II p. 10 et suiv.

"■ — De même le Jacoute qui a une femme à clnuiue endroit qu'il visite dans ses pérégrinations, C N. Starke, I.e. 1). 2G3.

3- — Comme dans les droits judaicjne {Levitupie XVIII, 20), et romain. '■'■ Lcnocinmin facere.''^ était frappé d'infamie, 1. 1, 1. 4 § 2 -3 D. de his qui nut. inf. 3, 2.-1. 43 § G— 9 D. de 7 Un nupt. 23,2

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fils. C'est illc^Lïîil, il est vnti. <'t coïKlainr.é pîir lo scMitinicnt (Xq-t- c•on^■eIl;lIU•('s cliino's.'

(Je qui. ])îir contre, est lé^^al et tu-vive (iitelquetuis, c'esr <|n*uii liomnie passe un contrat avec une veuve jjour une >érie d'années avec l'intention (lécliiréc d'en avoir \\\\ tils. Dans ce cas, la vcLive n'est })us obligée de se séparer de lu famille de son époux défunt.

'• — L'Mimldii ahmidoniie dans <;(> cas sa, R-ihiul' stt'i-ilo à \\\\ autre {niyo'^a). C N. Stafke, I.e. p. 142.

5 s Le Marwf^e.

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