‹ Le droit de famille chinoisChapitre 21 sur 37 · Lorsque la femme frappe son mari · texte numérisé non relu

Lorsque la femme frappe son mari

4. Lorsque le contrat de mariage contenait de fausses indications.

5. Lorsqu'une femme a l'un des sept défauts suivants : si elle est stérile, sensuelle, manquant de piété filiale envers les parents de son mari, trop bavarde, portée au vol, jalouse, ou atteinte d'une maladie incurable.

Mais, malgxé un ou plusieurs de ces défauts, le mari doit conserver sa femme si elle a porté le deuil complet de trois ans pour ses parents, ou si sa famille autrefois pauvre est devenue riche depuis son mariage, ou si la femme ne

1- — Elle s'expose ainsi h, la prévention d'adnltùre. Le droit canon exige plus que le sim]ile soup(,-on et {(^-op. 12, X de praesumtionibus) il nous présente une sc^ne dont les témoins voyaient: solum cum sola, nwlum cum nmla, in eodem lecto jaceiitcm, cu ut credebant intentione, ut earn coanoscerct c(irn(diter.

6o Le Mariage,

possède aucuns parents chez lesquels elle puisse ,se retirer.

En cas de séparation le mari peut lui donner une lettre de séparation (:^ ^' fen-chon, j^ ^ jfisiou-chouy dont la formule se trouve dans le Woordenhoek de G. Schlegel, vol 1, p. 1053.

En droit romain, la plainte en séparation était ] «rivée, et appartenait aussi bien à la femme qu'au mari.- La femme chinoise ne peut déposer une plaiute on sé})aratiou que si elle a lieu de croire que son mari lui rendra sa liberté, ou s'il l'a cruellement battue et blessée; si elle a été trompée par de fausses indications dans le contrat de mariage, ou enfin si son mari a été atteint de la lèpre depuis leur mariage.^

1 — Comp. le judaïque g'e^,

2- — 1. 2 C. de inutil. stipul. 8, 39 ; 1. 14 C de nnpt. 5, 4.

3- — Le droit canon a rendu le man'aore indissoluble. Coiic. Trid. sess. 24 de .sacifitiii/ito }iiuh-ii)ioiiii\ l ',&]). 7, (^onip. du reste, Matthieu XIX, 6. Les léiiisla lions europt'ennes du siècle deniiei-, se laissèrent entraîner ])ar les idées d'émancipation jus(|u'à pousser les motifs de séparation prcsqvie aussi loin (pie les Chinois; de sorte que l'on dut les restreindre considérablement ])ar la suite. Les jilus avancées en ce sens sont certaines lé.u'islations des Etats-Unis d'Améritpu», d'après les(pu^lles les divorces [lamissent être autorisé> pour des mt)Ufs tout-àfait arbitraires.

Ije Mariage. Oi

Les ('oiîsé(|Uences (!<• la séparation sont les suivantes: le niariatic est considère conunc n'ayant jamais été conclu ; la t'eninie retoxu-nc dans sa t'amille, si celle-ci Taccejjte ; les entants restent avec leur père, et le piùx d'acliat est rendu au mari, à moins qu'il ne soit, lui, la cause du divorce. Si ]:i femme n'est ])lus acceptée par sa famille, elle devient $\ù juris. La parenté par la fennne cesse ])ar suite de la séparation.^

Le mariaoe peut aussi être dissous par déclaration j\iridî(pie de décès, si le mari abandonne su l'onme et a disparu depuis. { "elie-ci peut alors denrander sa séparation, surtout si la famille de soi niarî ne peut ou ne veut pas reutretenir.

Le laps de temps pendant lequel un enfant

])ent naître légitimement après la dissolution

du nuiriage était, en droit romain, de 182 à 300

jours, ou 10 mois ; d\i}>rès les législations

modernes, de 210 à 302 jours. En Chine, lu

séparation n'a lieu ipie rarement on pres(jtio

jamais pour une femme enceinte. ]\rais si elle

a quitté la maison d(^ son mari, celui-ci ne ptuU;

plus réclamer un enfant, même né de lui.

i- — De mt^me en droit roniain 1. ;3 § 1 I). de posiulando 3, 1 ; ./. d^ nnptiis î, 10. liO droit lauon est d'oiiiiilou difl'Tento.

62 Le Mtin'dsre.

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