GÊNÊUALITfcS
C/Oinino il Rome nvnnt Jiistinien, fouies les piM-soiines qui, en ( 'liine, dé[)eiulent d'un jxAttn' faiiiiJias. o.-à.-(l. du père., du iii-and-j)ère, de Tonele, de la uièi-e lUi du mari, sont assujettis à la pat fia potei^tas, l'auloi-itc paternelle. Ce sont donc soit les femmes du j)atei' faittilias dctunt, ?ies fils ou ses^lles, soit des descendants plus éloignés en lione masculin(\ ou des esclaves, ha patrîa poteda.s est identitpie à la (Io)ni)ii pofestas, la p«issanc(î du maître sur ses est^'laves en droit romain.
Les enfants ihi uafer /am/'if'a.'< peuvent être nés dans le mariage ou en dehors dit mariage. Si ime lille devient enceinte de ((uelqii'un. il doit répouser. 8'il a déjà ime épouse, il lu prendra connue eoncuUine. La mort même
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remp«\;lie-t-ellc de IV'poiiser, l'entant est >;on legitime rejeton.
Le maître petit donliei' en niariaoe les enfants de ses eselaves i'^y^ >cho>!-hou/i ) : il doit cependant demander Tautorij-ation des parents avant d'en di^iposer autrement.
Les entants naturels, dont le i)ère est connu, mai,s ne veut ni les reconnaître, ni l'.'s légitimer ])ar un mariage subséquent ou par radoption, (^^ ^ sHsi), ainsi que les enfants de prostituées ( -J-|| ||| f.sa-tcJi(>toi(j. semence inéh'e, vuloo ifi(ie-iih. e.r scort» nah')J demeurent sous rautoritf' de leur mèr(^ dont ils portent" le nom «.le tannll(\
Lor>iqu'il y a un clan organisé, une grande partie d*' Tautorite du père de tamille passe entre ses mains.
Un clan, oU Une famille (j^l f.-^DU ou t'.«>i(). est tormé. U)rs((Ue (juel(|ues centaine^; d'indÏNidus du mcMue n(»m de famille ( ^J^ hs//(o) halriteut dans le voisinage les uns des autres. Ce geni'(î de clan, composé d'individus, non de familles, possède une constitution tout-à-fait j)atriarcale.
1- — Comp. ](^ jiidaujuc Mamm^r {Dent "2", 8). spurùis, noûmx. W'uiAni de radultore et de riiiceste ; Sach. 13, 6, le Bâtard.
L' Autorité Paternelle. 73
Le membre le plus ancien et le plus considéré du clan (|^ ^ V.'^ou-lm, j^ A t\'!Ou-jen), est nommé Ancien du clan (^ ^^ f'sovtrJiiWfji, j^ ^ t''so7(-lao, j^ ^ t^sou-hsioiun/). Il tient le registre du clan ( ^ |§ t^sou-p^ou) et surveille le temple des ancêtres. Le clan est-il pauvre, l'Ancien fixe les contributions à fournir par chaque ménage, pour les fôtos du printem|)S et do l'automne ; à la fin de la fête, il distribue entre-eux les chairs du sacrifice ( IJt^ I^ tsou-jeou).
Mais il existe souvent une propriété du clan (;]^ IB Vsou-f'ien); en général des terrains que de riches membres de la communauté lui ont légués ])our subvenir aux jx^tites dépenses. Les diiîérents ménages n'ont alors rien à fournir pour les fêtes ; i-Karrive même qu'un surplus est à partager. Il existe aussi des fonds pour l'entretien de l'école du clan, ainsi que des prix ]K)Ur leurs candidats (jui ont subi avec succès les examens du gouvernement.
Lorsqu'un clan est organisé de cette façon, une grande ]iartic de l'autorité paternelle revient, nous l'avons dit, au [)lns ancien. Il y a, de temps en temps, des reunions de tous les membres, pour y discuter tout ce qui concerne
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le clan et les familles. Quelqu'un se rend-il coupable d'un méfait, il est puni par le clan ; la peine la plus ordinaire est l'exclusion pour une année du culte des ancêtres et des chairs des sacrifices ( |^)J'f^— ip t^ing f'sou i nien). L'exclusion du clan est une peine plus sévère ( {ij j^ t^choti-f'sou). Ceux qui, par leurs crimes continuels,, déshonorent le clan, sont punis de mort, c.-à.-d., soit noyés, ( î^ ^ yen-se), soit enterrés vivants (f§ j[l Jmo-mai.)
Les fonctionnaires ne s'immiscent presque jamais dans les affaires du clan ; c'est sans doute plus commode pour eux. Mais de cet Etat dans VKtat, il en est résulté une loi datant déjà du temps de la dynastie des Tsin ( ^ t^chhi, 255-202 av. J.C.). Cette loi, nonuuée i-scm-t^soii ^^1^, rendait le clan tout entier responsable des crimes de l'un de ses membres. Quelque brutale et cruelle qu'elle puisse paraître, cette mesure n'est que la conséquence naturelle de l'unité dn clan, toujours invoquée lorsqu'elle peut être utile. C/Ctte loi n'est, du reste, plus appliquée actuellement que pour les crimes jtoliticpies : rebellion, baute-rrabison et autres crimes anal()j;u(^s.
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