C— DE LA TUTELLE
Lorsque les enfants, à la mort de leurs parents, sont encore très jeunes (en dessous de 7 ans), et qu'il n'y a pas de chef de famille qui, de plein droit, puisse exercer la puissance paternelle, celle-ci revient à un des parents mâles du même nom ( [p] M ^i M ^^oumj hsing Vchin-f'chi); à moins qu'il n'y ait une tutelle instituée testamentairement. S'il 'n'y a point de parents de ce genre, on en choisira un d'un autre nom de famille ( ^\> ^J fjj, j^ icai-hsing f'chin-f'chi). Il est presque impossible en Chine de se trouver sans quelque parent de ce genre.
Mais si, après la mort des parents, personne ne veut assumer volontairement la patrla potestas^ on nomme un tuteur. ( f£ jK f-o-kou, confier un orphelin à quelqu'un). Celui-ci s'appelle !^ |t ^ :^ cheov to kou tche.
io6 De La Tutelle.
Le tuteur possède toute la puissance paternelle, et la conserve sa vie durant (sauf les exceptions indiquées plus haut). Il administre la fortune de l'enfant pour lui, mais il en a la jouissance.
Lorsqu'une veuve se remarie, les enfants du premier mari sont sous l'autorité dr second. Si, avec l'autorisation de son époux, elle les fait rentrer dans la famille de son premier mari ( jlll -^ B^ ^ fcou-tse kouei tsming, l'orphelin revient chez les ancêtres), on leur nomme un tuteur.
Aucun mariage ne peut se conclure entre tuteur et pu[)ille, (voir plus haut les empêchements au mariage).