ENQUÊTE AGRICOLE DE 1866 THON
élucidée. Convient-il à la Commission d'émettre un vœu dans ies conditions qui viennent d’être indiquées?
(Cette proposition est mise aux voix et adoptée).
Son Exc. M. Le MinisrRe. Nous passons à un quatrième ordre d'idées qui ne me parait plus avoir un grand intérét, car il s'agit de pays que je connais très bien et sur lesquels je puis donner des renseignements personnels.
Dans le bailliage d'Amiens et dans un très grand nombre de localités en Picardie, on avait l'habitude de couvrir les maisons des paysans en chaume, et pour faciliter soit la construction de ces toitures de chaume, soit le rétablissement de celles qui tombaient en ruines, on permettait aux paysans, à partir du 1e" octobre, d'arracher le chaume dans les champs.
Un premier fait a commencé à faire disparaître considérablement cet usage, je veux parler du remplacement de la faucille par la faux. Autrefois, je me rappelle, que c'était un grand plaisir pour moi de chasser dans les champs où les chaumes avaient plus d'un pied de hauteur, parce que les perdraux et les cailles s'y remisaient. On pouvait faire des chasses admirables pendant quinze jours ou trois semaines après l’ouverture.
Depuis que l'usage de la faux a prévalu, on coupe les chaumes à ras de terre, et, de plus, on les racle avec des ràteaux. On ne les arrache plus que pour le chauffage, et comme on piétine et on marche dessus, il n’ont plus assez de consistance et de solidité pour servir à un autre usage.
J'ajoute que, depuis 1822, il existe dans la Somme et dans les départements voisins des dispositions préfectorales, aux termes desquelles il n’y a plus possibilité de construire des toitures en chaume.
M. Sun. On ne tolère que le repiquage.
Son Exc. M. LE Minisrre. Cet usage, qui est resté considérable jusqu’en 1830 et 1832, disparait avec le temps, de sorte qu'une réglementation intervenant au moment où les inconvénients n'existent plus, seraient, à mon sens, complètement inutile.
Son Exc. Le MARÉCHAL VAILLANT. Dans certains départements par exemple dans la Côte-d'Or, on facilite aux propriétaires