‹ Le droit de la guerre et de la paix (volume 3)Chapitre 1 sur 45 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

DE L'AGQUISITION DÉRIVÉE QUI S’ACCOMPLIT EN VERTU DE LA LOI.—ON Y TRAITE DES SUCCESSIONS « AB [ATESTAT. »

1. Certaines lois civiles sont injastes, et, par conséquent, ne transéreat pas la propriété : celles, par exemple, qui attribuent au fe les biens des naufragés. — IL. Selon La loi de nature, il y a acquisition au profit de celni qui reçoit Ja chose est dû.— Quand cela a-t-l lieu ?

ta tire son origine de Ia nature! ? — IV. On explique par une distinetion s'il est dû aux enfants quelque chose des biens des père et mère, en vertu du droit de nature. — V. Dans une succession les enfants sont préférés aux père et mère du défunt, et pourquoi? -— VI. Origine de la saccession où l'on tient Ia place d'an autre, appelée Représentation. — VIl. De l'abdieation et de l'exbérédation. — VII. Du droit des fants natureïs. — IX. À défaut d'enfants, s'il n'y « ni testament, ni loi précise, 2 les biens venant des aneétres doivent étre déférés à ceux de qui ils sont venas, où à leurs enfants. — X. Les biens nouvellement acquis doivent être aiLribués aux plus procbes parents. — XI. Diversité des lois sar les successions. — XII, Comment se règle la succemion

De ta loi naturelle.

2 Xi lei précise qui règle les succeusions, u. 4

LIVRE NN, CHAPITRE Vi. 7 en nature une chose qui n'est pas encore à moi, mais qui doit m’étre donnée, soit en remplacement de celle qui m’appartient, soit à la place de celle qui m'est due, j'exi reçois une de la même valeur [‘) de celui qui détient l mienne, ou qui est mon débiteur !. Car toutes les fois que la justice explétrice ne peut atteindre la chose ellemême qui est due, elle se porte vers l'équivalent, qui, selon l'estimatidh morale, est regardé comme la chose même (Syivesr., in verbo Bellum, p. u, quæst. mu). Or la

à é injustement dépouilé; de 1 demande en resiation d'un dép et

1°) Voyez ce qui sera dit plus bas, livre Ill, FT D C'est en “invoquant ce droit de nature, qu'irénée justifie les Hébreux d'avoir pris des objets appartenant aux Égyptiens, en compensation de services qu'ils kur avaient rendus. « Les Égyptiens, dit-il, étaient redevables à ce peuple, non-seulement de leurs biens, mais encore de leur vi lien, traitant le même sujet (Adrers. Marcionem Il), dit que « les Égyptiens réclament aux Hébreux leurs vases d'or et d'argent ; que, par evatre, les Hébreux leur opposent des prétentions réciproques, “que allèguent qu'on doit leur payer le salaire de leurs services. montre que le prélèvement effectué par les Hébreux ei one moins considérable que ce qui leur était dû. Dans Diodore de Sicile Ab. I), il est raconté qu'Hésionée {a avait pris les eberaux d'Ixion, en compensation des promesses que ce dernier avait faites à sa fille, et qu'il n'avait pas tences. A cela se rapporte ce qui sera dit au livre Il, dhap. 1. . Gaonts.

1 Voiei le texte de Gaorics : Espletione juris ft aliematio, quoties id quod meum nondèm est, sed müki dari debet, aut loco rei mege, ant mi debitae, com eam ipsam consequi non possum, aliud tante dem valens accipio ab eo qui rem meum detinrt, cel miki debet. » Barbeyrae supprime de sa propre autorité les mots : nondüm est, sed mihi dari debet.…., » comme constituant une redondance et jetant de l'obscurité dans le texte. « Je suis fort trompé, joate-til, si notre auteur, qui n'aime rien moins que les superfuités, savait d'abord pris un autre tour pour exprimer sa pee Cest perier fort loin le droit de La eritique littéraire. P.P.F.

(0) Dans ce dernier passage, au lieu d'Hésionée, il faut lire Eionèe. Cette correction avait été faite, il y a longtemps, par Mécirisc, dans 500 commentaire iles épltres d'Ovide, L I, p. 454 de l'édition de 4746. (asseraac)

Page 1