LIVRE 11, CHAPITRE XII
craint inéme de jurer des choses vraies. » Eustathe, sur ce vers de l'Odyssée (lib. XIV): « Nous promeltons le serment... » dit: « En matière de choses incertaines, il ne faut pas avoir recours au serment pour les affirmer; mais aux prières, pour leur bonne issue. »
-on imaginé dans plusieurs lieux, à la place du serment, d'engager sa foi en se donnant la miain droite ().— ce qui était le lien le plus solide de la parole donnée chez les Perses — ou par quelque autre signe (Canonici in C. Querelam.…, De jure jur. ; Dion. lib. XVI; PaxoruiT., in C. Ad aures.…, De his quæ vi, metis ve causé, etc. ; JasoN, in 1. 3, 8 jurari…., Dig. De Jure jur.; Mynsiscer., Obs. xvit, Cent.1); en attribuant à ce fait une telle force, que si la promesse n'est pas remplie, le promettant est regardé comme non moins détestable que celui qui aurait comnis un parjure. C'est principalement des rois et des grands personnages, qu'on dit très-communément que leur parole vaut un serment. Ils doivent, en effet, être tels, qu'ils puissent dire avec Auguste: « Je suisde bonne foi (‘°),»
€°) 11 en est fait mention dans Eustathe, sur le dernier livre de l'Odys se; dans le scholiaste d'Aristophane, sur les Nues. Diodore de Sicile, ib. XVL Kaawrz., Sazonie , XI, 27. Dans le canon Ad aures..., De his quæ vi meldste causd…., le serment et la foi donnée sont mis sur le même rang (a). Gronus.
€°°) lsoerate dit d'Evagoras, roi de Salamine : « Qu'il était aussi religieux observateur de sa parole toute seule que de ses serments. » Symmaque (lib. X, Epist. XIX) dit : « Qu'il n'y à jamais de plus grande espérance que celle qui est placée dans les promesses des bons princes. » Nicétes dit dans la vie d'Alexis, frère d'Isaac (lib. 11): « Les rois doivent mettre avant toute chose la foi du serment. » Cicéron dit dans son diseours pour Cornel Balbus : « On raconte qu'à Athènes, un homme qui avait juré avec religion et gravité, ef donné son témoignage en publie, s'étant avancé, comme c'est la coutume des Grecs, des autel, pour prêter serment, tous les juges, d'une seule voix, demandé qu'il ne prétät pas serment, » Grorius.
Ce) Décrétales, b. 1, tit. XL, cap. mn, œ)
etavec Euménès : « Qu'ils renonceraient à la vie plutôt qu'à leur parole donnée ; » à quoi se rapporte aussi ce vers de Gunthérus (Ligurin.) « …. l'autorité et le respect sont habituellement dus à la parole seule d'un roi, qui est supérieure à n'importe quel serment. » Dans son discours pour Déjotarus, Cicéron loue C. César, dont la main assurée ne l'était pas plus dans les guerres et dans les combats, que dans l’accomplissement des promesses et de la foi jurée. Etla remarque est faite par Aristols (Polit., Mb. IIT, cap. xiv) ‘, que dans les temps héroïques le sceptre levé avait eu la valeur d’un‘serment de la part des rois.