AVANT-PROPOS. IX
originaux. M. de Gourlin avait eu la faiblesse de les traduire en fort mauvais vers. Je m'étais dit, à cette occasion, avec le Misanthrope de Molière, que
« J'en pourrais, par malheur, faire d'aussi méchants, » Mais je me garderais de les montrer aux gens. »
J'ai puisé largement dans les notes de mes laborieux devanciers. Gronovius, Cocceius, Barbeyrac, m'ont fourni plus d'une annotation utile ; mais j'ai dû reJQter souvent des dissertations qui ne répondaient plus au goût de notre temps. Lorsque Barbeyrac, par exemple, s'est longuement préoccupé d'analyser les sentiments qui avaient porté David à épargner les jours de Saûl, je l'ai laissé dans la caverne, et j'ai couru à mon auteur. Je crois que le lecteur m'en saura gré.
Barbeyrac a relevé beaucoup d'inexactitudes dans les citations et les renvois. J'ai profité de son travail de révision; mais j'ai voulu relever aussi ses propres inexactitudes, et j'ai revu moi-môme la plupart des citations. Je me suis servi pour ce travail de nos éditions et de nos traductions des classiques les plus récentes. C'est ainsi que j'ai consulté les Lettres familières de Cicéran dans l'édition de Goujon (de la Somme); le Denys d'Halycamasse de E. Gros, édité par Brunot- Labbé ; la Morale et la Politique d'Aristote de Thurot, éditées par Firmin Didot ; les Œuvres complètes de Pétrone, éditées en 1862 par Garnier frères; les Œuvres complètes de Lucrèce, éditées par la même librairie en 1861 ; ies Œuvres complètes de Sènèque le Philosophe, éditées par L. Hachette en 1860 ; les Satiriques latins, publiés par le même éditeur en 1864; le Salluste, édité par Garnier en 1860; l'excellente Edition de Tacite^ traduite par Bumouf ; les Œuvres complètes de Quinte-