‹ Le droit de la guerre et de la paixChapitre 25 sur 143 · LIVRE ÎIÎ, CHaHTIIE Vlî · texte numérisé non relu

LIVRE ÎIÎ, CHaHTIIE Vlî

hom,]. a Sein maternel voué à l'esclavage, » a dit Tacite, parlant de l'épouse du chef germain (Ann.^ lib. I).

III. — 1 . Quand aux elGFets de ce droit, il sont infinis, au point que Sénèque a dit qu'il n'y a rien qui ne soit permis à un maître sur l'esclave (lib. V, Controv. xxxiv). Il n'y a rien qu'on ne puisse impunément leur faire souffrir; il n'y a point d'action qu'on ne puisse leur commander, ou à laquelle on ne puisse les contraindre, de quelque manière que ce soit; au point même que la cruauté des maîtres sur les personnes soumises à l'esclawgecst impunie, à moins que la loi civile n'impose une limite à cette cruauté, et ne la punisse. « Chez toutes les nations également, dit Gaïus, nous pouvons remarquer que les maîtres ont eu sur leurs esclaves pouvoir de vie et de mort. » (L. 1, Dig., De his qui sui suntjuris; îmtit., De his qui sui vel alienijuri^ sunt). Il ajoute ensuite que des bornes avaient été posées à cette puissance en vertu de la loi romaine, c'est-à-dire sur le sol romain. A quoi se rapporte cette parole de Donat, sur Térence ; a Y a-t-il pour le maître contre son esclave, quelque chose qui ne soit pas juste? (Andriejsne, act. I,

Page 1