‹ Le droit de la guerre et de la paix (volume 2)Chapitre 14 sur 373 · LIVRE II, CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

LIVRE II, CHAPITRE VII

Modcstin a dit que « c'est remplir la place d'un père mort.» (L. II, § 7, Dig., De excus. tulor.)1 ; Justinien que « c'est monter au degré du père. » (Novell, cxxvn, Pracf.) ; Isée appelle cela : « retourner en arrière » [Oral, de Philoctcmon. hxrcdit.). Le juif Philon dit que « les petits-fils, lorsque leurs père et mère sont morts, tiennent auprès de leurs aïeuls la place des iils » (Légat, ad Caium). Les jurisconsultes modernes se plaisent à appeler « représentation, » cette succession par remplacement et qui a lieu par souche (*). Le partage des champs de la terre promise aux lils de Jacob, montre assez clairement qu'elle avait été en vigueur chez les Hébreux. De même qu'un lils et qu'une fille sont ce qu'on a de plus proche, de même aussi ceux qui naissent d'un lils ou d'une lille, dit Démosthènes (Orat.advers. Macartat). VIL — Ce que nous avons dit jusqu'à présent de la conjecture de la volonté, n'a lieu qu'autant qu'il n'apparaît aucun indice qui marque le contraire. Parmi ces indices, le premier rang appartient à Y abdication, qui fut usitée chez les Grecs, et à Ycxhcrcdalion, qui fut en usage chez les Romains (**). Dansées cas même, il faut, pour la raison que nous avons alléguée plus haut, laisser des aliments à un lils, qui n'a point mérité la mort par ses crimes2.

1 Digest., lib. XXVII, fit. 1, 1. 2, \ 7. P. P. F.

(•) C'est ainsi que lors du partage des villes entre les Héraclides, Proclès ctEurysthènc ne tirèrent au sort que pour une portion contre Témènc et Cresphonte, comme venant du chef d'Aristodème. Il en est fait mention par Appollodore, lib. II; Pausanias, Corinthiac. ; Strabon*, lib. VIII. Grotius.

(**) Voyez le traité intitulé Baba Kama, cap. ixf \ 10; voyez plus bas, | xxv. Grotius.

2 La pensée de Grotius sur ce point a triomphé dans presque toutes les législations modernes. Il est généralement admis que le di oit de tester ne doit pas être exercé d'une manière arbitraire et sans restriction. En faisant la part du droit de personnalité et de liberté dont il est une cma-

VIU. t il

s qui -

itlIIIK- «h

sens qu'ui

i'eofantemenl i ' à l la |»ère

mt m peu! .in « >i i un ludc d<

Hom 1 1 1 1 « | m- «< nul

lidcucc di

nui!.- (Lui

il Qtl !•

te plus tendremcn ints que le pi i la

m. 1. ..ut qu'ilfl lui appartiennent, le père uc

i a-t on «lu t: Ique moyen p

:.ln- a\.( probabilité quel serait !»• p< tque

enfant. Ce moyen. W iu.in.i v pi

B , il r.iu. • du lirn de famille ri faire re«r*eler au

naturelles résultant du mariape el de la

resque toute* les législations oui imposé au I jii de laisser une pari

détonai» (M la plupart d'cnlrc elles l'onl aus-

s même en faveur des frère ^ l'Ianl, l'obligation naturelle

us difficile à démontrer. Ol ne peut donc pas approuver les législalioi .liant d'un pnnei

■I <1< liberté m.livuli, meme 1 obligation des

nls de laisser ilM ptUM aux e; nst, (ours de

Droit niturcl, 5' é.iit... 1860. p 174] Ll loi fra- ;nel une

réserve en faveur des enf.mU »t des ascend. ». S edes en-

fants, voir l'art. 913 < sources de wl article sont,

d'ailleurs, la loi 5, au Code, l>e xnnffxcioto latamcnlo , lib. III,

lit. \W1I1 , l'Aulhent. : • n4 » au même titre el à la suite

de la loi 6 précit 15 au Digeste, lib. V. lit. I I vcllc

XY11I, np. H, cl l'art. 298 <k la Coutume de l'c V. V. Y.

Page 1