‹ Le droit de la guerre et de la paix (volume 2)Chapitre 142 sur 373 · LIVRE II, CHANTRE XV · texte numérisé non relu

LIVRE II, CHANTRE XV

ircl'ois les Corcyréens, avant les temps de la guerre du Péloponèsc, n'étaient point les ennemis des Athéniens, mais n'avaient avec eux ni traité de paix, ni trêve, comme il parait par le discours des Corinthiens dans Thucydide. Salluste dit de 13occhus : a 11 ne nous était connu ni comme ennemi ni comme allié. » C'est de là (pic le fait d'exercer le pillage contre les barbares est loué par Aristote; et que le mot lui-même d'hostis, dans l'ancien Laiiuifi, n'avait pas d'autre signification que celle d'étranger '.

2. Je comprends aussi sous cette espèce, les traités par lesquels on pourvoi! à ce que, de part et d'autre, il y ait droit d'hospitalité, droit de commerce, autant que ces droits sont renfermés dans le droit naturel : ce dont nous avons traité ailleurs'2. Arcon lait usage de cette distinction dans son discours aux Àchéens, dans Tite- Livc (Lib. XLl), où il dit qu'il ne s'agit pas d'une ligue, mais de relations qui permettent d'accorder et de dc-

echappaient à leur captivité, elles rentraient dans tous Ici. s droits, sauf quelques légères exceptions, non -seulement pour l'avenir, mais pour le passé, comme si elles n'avaient jamais été au pouvoir des ennemis.

1 A mesure que Rome devint plus puissante, ses rapports avec les autres peuples devinrent plus fréquents. Les Romains conquirent des territoires étrangers; de même que les citoyens se rendaient souvent de Rome dans ces pays, de même ceux qui en étaient originaires venaient souvent à Rome. Parmi les étrangers qui se trouvaient ainsi en rapport avec les Romains, les uns étaient socii : par un traité d'alliance qui les rendait plus ou moins dépendants de Rome, ils se rattachaient jusqu'à un certain point à l'État romain; les autres étaient des provinciales, complètement soumis à R^ue. Ceux-ci sans doute n'étaient pas citoyens romains; mais, à proprement parler ils n'étaient pas non plus des étrangers. Pour désigner des étrangers véritables, qui maintenaient leur indépendance vis-à-vis de Rome, on employait anciennement le mot hostis ,• plus tard on employa le mot peregrinus, et on l'appliqua même au provincialis. (Démangeât, Cours élément, de dr. romain, édil. 18G'i,t. I, p. 150.) P. P. F.

2 Ghap. il, l xiii. P. P. F.

m. m,!, i oe à quoi l'on •• droit. Le bol i Util

.1. M.ui-iImii !|M||\.

Il.lllr i I M / l»l\ '. i « s .1 1 . | m Mini | , - , mi, un

XIM'IllU

l'opposen! .1 1 ime «mi p« ni !•

cl 1 1 .i 1 1-> le discoui i d'Aude* ide sur la pais < ôdémonions.

Page 1