LIVRE 11, CHAPITRE XV
seulement d'habitude entre ennemis qui se retirent de la guerre; mais autrefois ils se luisaient souvent, et ils étaient en quelque sorte nécessaires, entre ceux qui n'avaient auparavant rien contracté ensemble. Gela est venu de ce que cette règle du droit naturel, qu'il existe une certaine parenté créée par la nature entre les hommes, et que par conséquent c'est un crime que l'un soit lésé par l'autre, avait été, comme autrefois avant le déluge, eiïaeée de nouveau quelque temps après le déluge par les mauvaises mœurs; de telle sorte qu'on regardait comme lieite d'exercer des brigandages et de piller les étrangers, sans déclaration de guerre (*) : ce qu'Épiphane appelle : « se conduire à la manière des Scythes. » 2. De là vient que cette question qui se trouve dans
prudent île se ménager un droit propre à des secours qui ne pourraient suflirc à tout le monde. De cette première classe sont tous les traités simples de paix et d'amitié, lorsque les engagements que l'on y contracte n'ajoutent rien à ce que les hommes se doivent comme frères et comme membres de la société humaine; ceux qui permettent le commerce, le passage, etc. » {Le droit des gens, liv. II, chap. xn, \ 1G9, édit. 18G3,' t. Il, p. 155). Les mœurs politiques des peuples modernes, la pratique du droit public contemporain, le système d'équilibre qui relie par l'intérêt tous les peuples civilisés, enlèvent beaucoup d'importance à la division de Grotius. Voir les distinctions de Martens, Précis du dr. des gens mod. de l'Eur., § 5G, édit. 18G4, t. I, p. 171 ; la note de /. Ch. Vergé, p. 171 et suiv.; et la note de M. Piiadieh-Fodéré sur le g 1G9 de Vattel, édit. 18G3, t. II, p. 155 et suiv. P. P. F.
(*) César dit des Germains : « Les vols commis hors des frontières de chaque cité ne sont point entachés d'infamie... » Tacite en rend aussi témoignage (De morib. German.), ainsi que le grammairien Saxon (lib. XIV et ailleurs). La même chose a été- écrite au sujet des Tyrrliéniens, par Scrvius, Sur le VIIIe et le Xe chant de V Enéide; et au sujet d'autres nations, sur le premier chant de l'Enéide. Il en a été dit autant des Lusitaniens, par Diodore de Sicile, avec lequel est d'accord Plutarque, Vie de Mardis : « Dans ce temps-là, les Espagnols regardaient encore le métier de brigand comme une des choses les plus honorables. » Semblable est la maxime des Juifs, qui nient qu'on soit tenu de réparer le dommage qu'on avait causé à ceux qui n'étaient ni Juifs, ni alliés des Juifs. G ROTI f s.
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devenues prisonnières Se l'ennemi. Si, par un moyen quelconque, i
(a) i J.uli^ lot G -. «lit Tlmoylide, et ceux des barbares qui lui tles ou KM OOtM du continent, ne surent pas plus tù'. • ••ruiuuni'|uer entre eux à l'aida d« faieteaus, que, cuidés par des hommes puissants, ils se mirent à exercer la piraterie, autant pour leur rjjii particulier, que pour preCBrUff de U nourriture Mil (ail tel à riasprovisu tardai tille» et m po-
'.r boaraeaei aépareee, ils lea pillaient et tiraient de là leur principale subsistance. Cette industrie, loin d'être ignominieuse, procurait plutùt de l'honneur.. . ; IfaaoJBJ les anciens poètes qui ne manquent jamais de faire demander à ceux qui ■bardent, s'ils sont des pirates, montrant a. s hommes auxquels celte question sel adressée ne déssfoucnt pas un tel métier, et qu'elle n'est point injurieuse <lo la part de ceux qui ont leurs raisons pour la faire. •
nTlaf. de lu guerre du l'cloponcic, liv.l, chap. >,traduct. n<uiY. par*, r edit. Bacaetle, UG3, p. 3 et suiv.) p. [*. y.