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Im'k 1i. s, comme nous le Bommoi par les Athéniens, s'iU demandoul leur salut au eulemenl il
Grecs, mais dos barbares ■ Lib. 1). Toute raison quelconque m- Buffll p.i . Set, pour entreprendre qu'on croil devoir préjudiciel*, si non directement! iiniiiis indirectement à la religion. Car il but rccbi cher ( n premier lieu le royaumi dire la propagation de l'Évangile M \ 1 1 u . ,
'.\. Il serait à souhaiter que de nosjou >upde
princes cl de peuples se missent dans l'cspril cette libre et pieuse parole < 1 « * Foulques, auta i<»is ;u. hevéque de Reims, admonestant Charles le Simp i Qui n»* Bera pas épouvante <1«' voir *\\w vo chez l'amitié des ennemis de Dieu '•.<•( * i > i • • . pour 1«* malheur et la ruine du nom chrétien, \<>4 cz des
armes païennes et des alliances détestables? Car il n'y a pas de différence entre ier ■ des païens, et ado-
rer les idoles après avoir renié Dieu a .
Rhcm., lib. IV, cap. vf. 11 y a dans Aiii.n un mot
d'Alexandre : i Ceux-là commettraient un bute,
(*) Mancaf;» en fournit un exemple, dans l'histoire de ce qui s« passa sous IfMC PAuge, au rapport de NieéUl [Mb. II). 0 i Imm m piété dKmmanuel, duc de S.ivoie, qui, pou\anl ieo.uvrer Chypre avec l'aide du Turc, ne le \uulut p.i*. {•« HTU -
L1VRK 11, CHANTRE XV. 2G1
qui combattraient contre les Grecs pour les barbares, en violation des lois des Grecs. »
XII. — J'ajouterai ici que tous étant les membres du même corps du Christ, auxquels il est ordonné de ressentir profondément les douleurs et les maux les uns des autres, de même que ce précepte regarde les particuliers, de même il regarde les peuples comme peuples, et les rois comme rois (ICorlyui., xn, 18, 26). Chacun, en elfet, doit servir le Christ non-seulement autant qu'il le peut par lui-même, mais eu égard à la puissance qui lui est confiée. Or les rois et les peuples ne peuvent renir pi ir ce devoir, si un ennemi impie exerçant ses ravages par les armes, ils ne se prêtent pas secours les uns aux autres (*) : ce qui ne peut se faire efficacement si une alliance n'est p;is conclue dans ce but. Cette alliance a déjà autrefois été formée, et l'empereur romain en a été d'un consentement commun créé le chef4. Tous les chrétiens doivent donc contribuer à cette cause commune en hommes et en argent, dans la mesure de leurs forces; et je ne vois pas comment ils pourraient être excusés de ne pas le faire, à moins d'être retenus chez eux par une guerre inévitable, ou par quelque autre semblable malheur 2.
(') Voyez là-dessus Mariana, lib. XXX; Paruta, lib. IV; Bizar, lih. VII et XII. G.
1 Notre «Tuteur veut parler ici, comme le remarque Gronovius, de Frédéric III... Mais quoique cet empereur eût la chose fort à cœur, et qu'il sollicitât beaucoup le pape à y engager les autres puissances, tout se passa en délibérations; il n'y eut rien de conclu, moins encore d'exécuté...
• (Barbeyrac.)
2 Kliibcr cite ce paragraphe de Grolius, à propos de l'usage du droit des gens en Europe, pendant la période du moyen âge. « Dans le moyen âge, dit-il, les nations de l'Europe montrèrent dans Icjm conduite plus de culture et de légalité. Il est très à croire que la religion chrétienne y contribua beaucoup par l'influence qu'elle gagna sur l'esprit des gouvernements et sur l'opinion publique... L'idée, quoique longtemps régnante, d'une union universelle des puissances chrétiennes, eut moins
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