LIVRE II, CHAPITRE XV. 2G
en demande contre l'autre, ils ne veulent pas s en mêler ». »
3. Que si les alliés font la guerre contre d'autres2, chacun pour Une cause juste, si des secours peuvent être envoyés à l'un et à l'autre d'outre eux, en soldats, par exemple, ou en argent, ils devront être envoyés, comme eela se l'ait à l'égard des créanciers personnels. Mais si la présence est requise de celui-là même qui a promis les secours, laquelle présence est indivisible, la raison demande (pie celui avec qui le traité est le plus ancien
• Ileffter remarque que souvent des circonstances résultant de la situation particulière d'une puissance alliée, ou des engagements antérieurement contractés envers l'ennemi , s'opposent d'une manière absolue à ce qu'un secours promis puisse cire fourni. Relativement au cas où des secours ont été promis à la fois aux deux parties belligérantes, il renvoie à notre paragraphe de Grotius, et ajoute qu'il est difficile d'établir sur ce point des règles fixes (Libr. citât., 1800, p. 219). Voir aussi Kluber, Droit des gens mod. de l'Eur., g 164, note e, 18GÎ, p. 214; Vattel, le Droit des gens, liv. Il, chap. xil, g IGG, édit. Guillaumin, 18G3, t. II, p. 153 et suiv. — « Grotius et les autres publicistes,dit aussi Whcaton, en citant ce paragraphe, soutiennent que le casus fœderis d'une alliance défensive ne s'applique pas au cas d'une guerre manifestement injuste, c'est-à-dire d'une guerre d'agression de la part de la puissance qui réclame le bénéfice de l'alliance. On dit même que c'est là une condition tacite de tout traité fait eu temps de paix, stipulant un prêt de secours en temps de guerre; que celte stipulation n'est applicable qu'au cas d'une juste guerre. Promettre assistance dans une guerre injuste serait s'obliger à commettre une injustice, et un pareil contrat ne saurait être valide. Mais on ajoute que cette restriction tacite aux termes d'une alliance générale ne peut s'appliquer qu'au cas évident d'agression injuste de la part de l'autre partie contractante, et ne peut être employée. comme prétexte pour éluder l'accomplissement d'un engagement positif et non équivoque, sans exposer l'allié à une juste imputation de mauvaise foi. Dans le cas douteux, la présomption doit plutôt s'élever en faveur de l'allié et de la justice de sa cause. L'application de ces principes généraux doit dépendre de la nature et des termes des garanties particulières contenues dans le traité... » (Eléments du dr. internai., édit. 1858, t. I, p. 259).
- Qui sont en dehors de l'alliance. P. P. F.
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nions, dans Tilc-Livc, regardaicul coiume plus l.i R>i tlii'- .ni traité <!«' leur reddition qu'à celui « I * - !• ui alliance (Lib. VI . D'autres distinguent .i <«■ mijcI plus subtilement ; mais, jo considère 1< iquc j'ai dites
connue plus simples, et partant comme plus rrak
XIV. — K<' temps expire, l'alliance no doit pas ôtre censée tacitement renouvelée, a moins qu'on ne !«• j . ainsi d'après des actes qui ne comportent aucune autre interprétation : une nouvelle obligation ne se présume pas, en effet, facilement D» ics, C 7).
C) Voyej in«i.. iii». iv, cap. \\\i (a). ».
1 Ce ne sont pas lea Ararnan eus, qui fonl ccllflexion pu la l>ourlic de Icurambassadeur. (l'olybe, ld>. I\. cap. xw.)(U).
(**) Plalénéa dit aax Albéaiean, c 1 .i n s Appiea ( Eneerpi. Irrjni.), qi>c « l'on doit porter des sccouis i >e> .unis contre Je» ennemis, mais non pas contre des amis. ■ rit'».
2 II s'agit de la prome>se de donner du i P. I'. I (*•*] Vayu Rabcyic, lib. I, cap. mi. ù.
{'***) F.dit de Thcodoric, eap. i.wwm. G.
Knlra Mlenr cilc ici le «Im>ii réndal N.*lon Y> ■ liinm il< i • < . . i se irvvve dans l'édition ordinaire, m livra II lit. xwin. m tmr...