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que les particuliers étaient contraints ou de remplir* ensemble l'engagement, ou de se contenter de la seule parole du débiteur. Sénèque souhaite cet état de choses (*). « Ali! que ne pouvons-nous persuader aux hommes de ne recevoir de leurs débiteurs que des remboursements volontaires! Plût au ciel que nulle stipulation ne liât l'acheteur au vendeur, que les pactes et conventions n'eussent pas besoin, comme garantie, de l'empreinte des sceaux, et qu'on leur préférât pour gardien la bonne loi, l'amour du juste, la conscience! » Appicn dit qu'il avait aussi déplu aux Perses «de prendre de l'argent à litre de prêt(**), comme étant une chose sujette aux fraudes et aux mensonges » (De Dell, civ., lib. 1). •
2. Elien raconte la même chose des Indiens. Strabon s'accorde avec lui en ces termes : « Les tribunaux n'existent que pour le meurtre et l'injure, parce qu'il n'est pas au pouvoir de l'homme de n'y pas tomber; mais les contrats sont au pouvoir.de chacun. C'est pourquoi si quelqu'un manque à la bonne foi, il faut le supporter, voir auparavant à qui l'on se lie, et ne pas remplir l'Etat de procès» (Lib. XV). Il fut aussi établi par Charondas, que celui qui s'en serait rapporté à la bonne loi pour le paiement du prix, n'aurait pas d'action (Stoh., De leyib.) : ce que Platon a voulu également (***). Il a été remarqué par Aristote, que «chez certains peuples il n'y a point de procès sur ces choseslà-, car ils estiment que les hommes doivent se contenter de la parole à laquelle ils se sont liés » (Etich. NicJwrn., lib. VIII, cap xm). Et ailleurs : « Il y a des pays où les lois ne donnent pas d'action juridique pour une dette,
(*) Des Bienfaits, liv. 111, ebap. xv. G.
('*) « To o^siXetv /pioç, » dit, au même sujet, Hérodote (lib. I).
(***) Lib. VIII, De Letjibus. G.
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