‹ Le droit de la guerre et de la paix (volume 2)Chapitre 204 sur 373 · LIVRE II, CHANTRE XIX · texte numérisé non relu

LIVRE II, CHANTRE XIX

loiité '. Dion- Ghrysostôme, après avoir fait mention des droits des ambassadeurs, rappelle parmi les mœurs ou coutumes, qu'il oppose à ce qui est écrit, c'est-à-dire au droit écrit, celle de ne point empêcher de donner la sépulture aux morts. Et Sénèque le Père place parmi les lois non écrites, mais plus certaines que toutes les lois écrites, le devoir de jeter la terre sur le cadavre (Lib. I, Controv., r).. Les hébreux Philon et Josèphe appellent cela : « un droit de nature; » [sidoro de Péluse : <( une loi de nature » (Epist., 1(1. 491) : comme nous avons dil ailleurs qu'on a L'habitude de comprendre sous le nom de « nature » des coutumes communes, conformes à la raison naturelle. Jl y a dans Elien : « Puisque la commune nature commande d'ensevelir les morts» (Lib. XII). Le même dit ailleurs que nia terre et la sépulture sont communes et également ducs à tous les hommes » (Lib. XIII). C'est « la loi des honuncs (*), » a dit Euripide, dans les Suppliantes; « la loi commune, » a dit Aristide; « la coutume des hommes, » a dit Lucain; « les lois de toute la (erre, cl le pacte du monde, » a dit Papinius; « le commerce de la condition humaine, » a dit Tacite (Ann., lib. VI); « l'espérance commune, » a dit l'orateur Lysias. Empêcher la sépulture, c'est se dépouiller de la nature d'homme, selon Claudien (Dell. Gil.d.)\ faire déshonneur à la nature, selon l'empereur Léon (Novell,, lui); violer ce qu'il y a de juste, selon Isidore de Péluse (Dict. /oc).

2. Et comme les anciens, pour (pic ces sortes de lois communes aux hommes bien disciplinés parussent plus respectables, en attribuaient l'établissement aux dieux, nous voyons partout qu'ils Taisaient aussi regarder les dieux comme les auteurs du droit île sépulture, de

1 Le droit des yens volontaire. 1*. P. F.

(') <\>jazoi; (tUgu/jÙç, les Lois de la- nature, ëusèbe, llisl.t lib. VIII, caji. xi\. G, ''<

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menaces d'un nomme, encourir !.. w

' 31 1 socratc parlant de la guerre de 1 Crcon s'exprime ainsi : ■ Qui ne mil, qui n'a môme par les auteurs des Iraj ""

Ictcsde Bacchus, 1- ...aux an Thcbes, lorsque voulant ramener le lils gendre, il perdit un grand nombre tous les chefs eux-mênn n luii

déshonneur, el n'ayant pu obtenir m terrer les morts, il vint en suppliant à AU. que ti, gouvernait alors, et le conjura voir avec indifférence que de tels homi sans sépulture, el de ne pas souffrir qu'on pieds l'antique coutume et la loi du pays, hommes observent entre eux. non comme lanalurc Uumaîne, maiscomme uni-— P"

sance divine Thésée ayantentendu 1

donne sans retard qu'une ambassade p ***

(Oral. Panathcn.). Le même blâme bientôt i]

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