Y 1Œ II, CIIAriTRE XIX
coutume Irès-ancicmio : sur ce point la même opinion n'est pas adoptée par tous. Car Moscliion estime que la férocité des géants, qui mangeaient les hommes, en a été la cause ; et que la sépulture a été établie comme le signe de l'abolition de cette pratique. Il s'exprime, en effet, ainsi : « Alors il l'ut ordonné par les lois de confier à la lerro ceux que la mort avait ravis, et de jeter la poussière sur ceux qui n'étaient pas encore ensevelis, pour qu'il ne lut plus donné de voir les traces abominables de ce repas d'autrefois. »
2. D'autres croient que les bonunes ont voulu de cette manière payer comme d'eux-mêmes le tribut que la nature exige d'eux, bon gré mal gré qu'il en aient. Car que le corps de l'homme sorti de la terre soit dû à la terre (*), ce n'est pas Dieu seulement qui l'a déclaré à Adam, mais les Crées et les Latins le reconnaissent partout.'Cicéron cite ces mots de VHypsipyle d'Euripide : « La lerre doit rire voulue à la lerre. » Et ce (pie nous lisons dans Salomon (EcclèsïasL, cap. xil, vers. 9), que la poussière retourne à la terre d'où elle était venue, et l'esprit à Dieu qui l'avait donne, Euripide, traitant le
mis à couvert, de quelque manière que ce soit; et par enterré, celui qui a été recouvert par la terre. » Gnorius.
(*) Pliilon (//i Flaceum] dit que « la nature a donné en propre la terre aux hommes pour demeure, non seulement aux vivants, mais encore aux morts, afin que ce soit la même qui les ayant reçus à leur naissance, les reçoive au sortir de cette vie. » Au rest», comme il n'y a point d'action louable dans l'homme, dont Dieu n'ait mis quelque vestige dans quelque autre sorte d'animal, cela a lieu aussi dans cette matière. Pline dit des fourmis (lih. XI, cap. xxx) : « qu'elles sont les seuls animaux, à l'exception de l'homme, qui s'enterrent les unes les autres. » Cependant il avait dit lui-même des dauphins (lih. IX, cap. vm), « qu'on avait vu de ces animaux porter un dauphin mort, pour empêcher qu'il ne fut déchiré par les autres monstres. » Virgile dit aussi des aheillcs : u Elles font sortir de leur ruche les corps de celles qui ont été privées de la lumière, et leur font tristement des funérailles. » Servius ajoute : « c'est-à-dire, avec une pompe de funérailles. » Grotiis.
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au sommeil ! »
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sur les autres animaux, il i paru indigne que son c leur servit de pâture; c'est pourquoi on a ira pulturc pour l'en garantir autant qui uti-
lieu a dit que c'est par un sculimeul do compassion que