LIVRE H, CHAPITRE XX
n'est pas seulement contraire à la justice, mais à la paix. Il y a la loi, le tribunal, le juge; à moins qu'on n'ait honte de se faire raison par les voies de la justice. » « L'autorité des jugements, ont dit les empereurs Ilonorius et Théodose, la protection d'un droit public ont été établies pour que personne ne puisse se permettre la vengeance à soi-même » (L. N u //i..., God. De Judxls). « La raison pour laquelle, a dit le roi Tliéodoric, on a imaginé le respect religieux des lois, c'est afin que personne ne fît rien de sa main et de son propre mouvement » (Gassiodore, lib. IV, Epist. x).
5. L'ancienne liberté naturelle subsiste cependant, d'abord dans les lieux où il n'y a point de tribunaux : comme, par exemple, en mer. On peut rapporter peutêtre ici ce que lilGaïus César, n'étant encore que simple particulier (Vell. Paterculus, lib.II,cap. xlii ;Plutarquk, Vie de César). 11 pourchassa avec une Hotte improvisée les pirates, par lesquels il avait été pris, mit en fuite une partie de leurs vaisseaux, coula l'autre à fond, et, comme le proconsul négligeait de sévir contre les pirates faits prisonniers, il se remit en mer et les fit mettre en croix. La même chose aura lieu dans les endroits déserts, ou dans ceux où l'on vit à la manière des nomades. C'est ainsi que Nicolas de Damas raconte que chez les Umbriciensf) chacun se faisait justice à soi-même [Apùd Stob., De Lcgib.). Ce qui se fait aussi de nos jours impunément
Jupiter? Voulez vous faire naître pour nous la justice d'une injure? Où en serons-nous? Où s'arrêtera le mal? » Aristide dit dans son discours sur la paix : « Quel est le Grec qui restera, si, pour venger ceux qui ont péri, les survivants doivent perpétuellement subir les mêmes maux? » Le même Aristide formule une pensée semblable dans la seconde des harangues faites après la bataille de Lcuclres. Grotius.
(*) A-t-il voulu parler des Ombriens, qui se trouvaient en Italie? La même coutume se pratiquait en plusieurs endroits de l'Afrique, suivant le témoignage de Léon d'Afrique, lib. II, aux chapitres où il traite de Tcijcul et de Tcfza, et ailleurs. Grotius.
.Il,-/ i. . M<
qu'on
lecliri uation «niques * . « I qu quelqii
I eu d'autn I "• ,l-"'
n ulue, i. . i„ m. [uTta oo
pi, i,t l'ensemble de la juridiction roin la ju mettait Qn aux înjun qu'ils svaicnl 1'babitudc de xié i ' "l
terminés par la loi Lib. Il .
!,. La loi Uébralquc permet au proi ta ' «l au
[tomme lue, de donner la mort ■ l'assassin en deb lieux d'asile; al l< - "'"•i;
raison que le talion peu! etn ur
pour venger un mort; mais que pour soi, par exemple
quand on i reçu une bl< T,r
par le juge, parce que la modération i
lorsqu'il s'agit d'une douleur <iui vo
Si.M,:i i . De Clément. i lib. I . il n les par
de Tbéoclymène, qui se Irouvcnl dans Uomi .
(h.mt XV de r0( qu'une pareille coutume de i
ger le meurtre en sou nom privé avail sxi
plus anciens Grecs. Mais les exem| outume
sont surtout fréquents parmi ceux qui n'ont pas de
(*) Cherchant à CH 4 . le roi Thcodoric s'o
■JMidu Iota [ha, m, &>*«. XXXIII : « **** ■ «o"-
tumes abominablement «1 Qnf l<-> •« • nl pi"1'
U> parole» «■'•!•• ke inw. » Bl Epi*. 1X1? : a Pourquoi
vous au combat singulier? Qucst-il beaeia pour l'homme d'avoir WÊ langue, w t'eal la naia armée eni aeteni sa cause* » C'était cbci les Tracheaitea, eu Orient, la coutume, que l'on pouvait tirer vengeance, «le toute manière, du nenrtre i (<»)• Grotu».
(a; Btrbejrac qui dit ignorer dTou Grattai a tué ce dernier pas*age, Wl renunaer qw la RoUm ètaieat, Uml au eeatra '■» r.«rtMw
dont ils'agit; et il !•• |>ro«f« par** . ' p F-