LIVRE II, CHAPITRE XX
tuer les bêtes : « En ce qui concerne, le fait de lucv ou de ne pas tuer les animaux, la solution est celle-ci : quiconque aura tué des animaux qui font ou veulent faire dumal, est innocent, au point même qu'il vaut mieux l'avoir fait que de ne pas l'avoir fait. » Et bientôt il ajoute : « // est absolument et sans distinction permis de tuer tout ce qui nous offense injustement. » Et certainement il n'est pas invraisemblable que les boni mes de bien aient vécu dans la pratique de cette coutume avant le déluge (*), avant que Dieu n'ait formulé sa volonté de convertir les autres animaux eu aliments pour les bommes. a Ce que nous avons écrit, continue- t-il, sur les renards et sur les serpents malfaisants, parait devoir être pratiqué entre les hommes. » Et il ajoute : « Celui qui a tué un voleur et un brigand, de quelque manière que ce soit, soit de sa main, soit par son ordre, soit par so)\ suffrage, est innocent. » Sénèque me paraît avoir eu en vue ces passages, lorsqu'il dit : « Si je lais trancher une tête coupable.... , mon visage ni mon âme ne seront pas autres, que lorsque je frappe un reptile ou un animal venimeux (**) »
(*) Dicéarquc pnrlc de quelques personnages qui, depuis, avaient conservé l'ancienne coutume, et Jérôme cite d'autres auteurs qui l'attestent (contre Jovinien). Grotics.
(**) « De même que nous tuons de suite, sans retard, les vipères, les scorpions, et tous autres animaux nuisibles par leur venin, avant qu'ils ne nous mordent ou qu'ils ne dirigent aucune attaque contre nous, prenant ainsi nos mesures pour que nous ne ressentions aucun préjudice de la mauvaise nature qui est en eux; de même il est juste que les hommes soient punis, qui, ayant reçu un naturel doux, à cause de la source de raison qui les enlrainc à vivre en société, passent à un état de cruauté digne des bétes féroces, et prennent intérêt et plaisir à nuire au plus grand nombre possible, » Voilà ce que dit Piiilon, De spécial, leyib., lit». II. Claude de Naples, dans Porphyre (lib. I, De non esu animal.), dit que : a II n'y a personne qui, si c'est possible, ne tue un serpent des qu'il est aperçu, dans la crainte ou que lui-même, ou qu'autrui n'en soit blessé. » Voyez aussi ce qui suit, si vous en avez le loisir. Dans lo même endroit il dit pou après : m Nous tuons le serpent et le II. 2H
Lib, Il / i i.
pcuvonl nuire, nou ; d'au
rc dangi rcux j«« >ni , no puniroi o qu'on afin qu
llf jm'i lir | • 1 1 1
i Mais i omme l'information du l une grande tliligi ni c, cl l'estimation de la ; » oup de prud< d'équité, pou
(-un présumant trop do toi- môme, «t loi min s u< | .m! |. opinion, des rixes ne prissent u
sanco, il a paru bon aui « ommunatiiés léji d'hommes, <!<• choisir ceux vju\ ll« > | les
meilleurs cl les plus prudents, ou mj\ I de-
voir l'être. Lo môme Dén «lit qt*
homm I .
l'un m m / /-/ voie à Ut sédition, »>
5, Mais de môme que cela se passe dans la venj comme nous l'avons «lit tout a l'heure, <1«- mêin dans celte punition qui a pour bul l'exemple, il des vcsl des reste? de l'ancien droit, dans 1
•eorpiou, quand même nom ir eut. pour qu'ils
dc nuisent pat i autrui, cl nous i idu
genre bumain » Porphyre lui-même dit au livre II : « De même que bien que noua ayons quelqui leaoeiét i hommes méchants —
mena eux qui sont p i&s - r IcurnalurcI cl l< .\eomme
par un vent violent, à f.ure du mal à n'importe «jui, sans distinction — nous pens ndanttoni .ùmcmeet
punis par nous; de même, iln'eslpas dépourvu '.uerceux
des animaux qui - justes d< leur nature, qui sont entrailles par l'un; ulsioo de leur naturel à faire du mal au premier venu qui I - mire. »E re, dans Ovide
imorpft,, lit». \V) : o >'o ai jui menacent
notre vie sont tans crime donnes à l.i mort. • i.