DE LA COMMUNICATION DES TEINES
I. Comment la peine passe à ceux qui ont participé au délit. —II. Qu'une communauté, ou que ceux qui la gouvernent, sont tenus pour le délit d'un sujet, s'ils l'ont connu, cl s'ils ne l'ont pas défendu, tandis qu'ils pouvaient le défendre, et qu'ils le devaient. — III. De même, pour la retraite donnée à ceux qui ont commis ailleurs le délit. — IV. A moins ou qu'ils ne les punissent, ou qu'ils ne les livrent : ce qui est éclairei par des exemples. — V. Que les droits des suppliants concernent les malheureux, non les coupables; avec des exceptions. — VI. Que les suppliants peuvent être cependant protégés, jusqu'à ce que leur procès soit instruit; et d'après quelle loi l'instruction doit-elle être faite? — VII Comment les sujets participent-ils au délit des gouvernants, ou, au délit de la communauté, ceux qui en sont les membres; et en quoi diiïèrcnt la peine d'une communauté et la peine des particuliers. — VIII. Combien longtemps dure le droit de la peine contre une commu-
ai sécurité contre le renouvellement de torts semblables de la part du délinquant ou d'autres. Tous les hommes peuvent naturellement chercher à se procurer celte sécurité par la punition du coupable; et quoi qu'il convienne, dans la société civile, que ce droit soit délégué au juge, il n'est point enlevé pour cela aux simples individus, dans les cas où il n'est pas possible d'avoir recours à la loi. Tout homme peut même, d'après le droit de nature, punir les crimes qui ne lui ont porté aucun préjudice; attendu que le bien public de la société demande une sécurité contre les malfaiteurs, et les fait considérer comme des ennemis communs.
Crotius examine ensuite si ces droits de punition sont restreints par la révélation, cl il conclut qu'un simple chrétien ne saurait, pour sa propre sécurité, ou pour celle du public, infliger une peine, surtout la peine do mort, à aucun cr iminel, mais que l'Écriture donne au magistrat le pouvoir exprès d'employer le glaive contre les malfaiteurs. Un excès de scrupule lui l'ait penser qu'il n'est pas convenable de rechercher les charges qui donnent une juridiction dans les cas entraînant la peine capitale.
Bien des choses qui sont essentiellement mal ne sont pas, à proprement parler, punissables par les luis humaines. Telles sont les pensées Cl les