‹ Le droit de la guerre et de la paix (volume 2)Chapitre 273 sur 373 · LIVRE 11, CIIAITHIE XXI · texte numérisé non relu

LIVRE 11, CIIAITHIE XXI

sont participants au délit (*), ou d'autres. Ceux qui sont participants au délit sont punis non tant pour le délit d autrui, que pour le leur. On peut connaître qui ils sont, d'après ce qui a été dit plus haut l sur le dommage causé injustement. On est, en effet, complice d'un délit, presque de la même manière qu'on est responsable d'un dommage. Cependant il n'y a pas toujours un délit là où il y a obligation de réparer un dommage, mais alors seulement qu'il est venu s'y ajouter quelque méchanceté insigne, taudis qu'une faute, quelle qu'elle soit, suffit souvent pour imposer l'obligation de réparer un dommage causé.

liante. Mais ce droit demande à être exercé avec beaucoup de réserve, et ne s'étend point aux violations delà loi divine positive, ni à desimpies coutumes barbares et irrationnelles. Les guerres entreprises par ce seul motif sont ordinairement suspectes. Il prétend ensuite qu!vu peut justement faire la guerre à ceux qui nient l'existence et la Providence de Dieu, mais non point aux idolâtres, et encore moins dans le but de forcer un peuple à embrasser le christianisme, à moins que ce peuple ne persécute ceux qui professent cette religion, auquel cas il s'expose à être juslement puni. L'auteur se prononce fortement ici contre la persécution des hérétiques.

Ce chapitre est le plus long de l'ouvrage de Grotius. Plusieurs de ses propositions ne supporteraient pas un examen sérieux; les droits des individus dans un état de nature, des magistrats dans la société civile, et des communautés indépendantes, ne sont pas tous suffisamment distincts; l'auteur ne s'est pas non plus toujours tenu en garde contre le sens équivoque du droit, selon qu'il existe corrélativement entre deux parties, et selon qu'il comprend les obligations généiale* de la loi monde.Ce n'en est pas moins, malg.é ces défauts, un commentaire précieux, eu égard au temps où il parut, sur les principes de la jurisprudence pénale et des droits de la guerre. » llisl.de la lillér. deVEur., édit. 1840, lit. III, p. 301. P. P. F.

(*) Terlullien dit (De resurrect. carn.) : Les ministres et les complices d'un crime ont la liberté de se rendre et ministres et complices; ils ont la libre disposition de leur volonté vis-à-vis des autres et d'euxmêmes ; aussi doivent-ils partager la faute avec les auteurs du crime, à qui ils prêtent volontairement leur aide. G.

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