LIVRE II, CIIAHTRE VII. • 5o
sur le trône; et en Allemagne, non sans recourir aux armes toutefois, entre Othon Ier et Henri (*).
XXIX. — Quant à ce que nous lisons qu'à Sparte il en avait été autrement, c'était en vertu d'une loi particulière de ce peuple, qui préférait les enfants nés pendant que leur père régnait, à cause de l'éducation qu'on présumait en eux plus soignée. La même chose pourra arriver par une clause particulière de la première investi turc, si la souveraineté est donnée en iief à un vassal et aux enfants qui naîtront de lui. C'est sur cette raison (pie parait s'être appuyé Ludovic' contre Galéas, son frère, dans la querelle relative au duché de Milan. Car, en Perse, Xcrcès qui obtint la couronne contre son frère Artabazane (**), l'emporta — ainsi que le remarque Hérodote — plutôt par le crédit de sa mère Atossa (pie par son bon droit. Et, dans la même Perse, une querelle semblable étant née dans la suite — comme nous l'avons déjà dit — entre Artaxercès Mnémon et Cyrus, iils de Darius et de Parisatis, Artaxercès comme l'aîné, et quoique né dans une condition privée2, fut déclaré roi.