LIVRE II, CHAPITRE XXII
>our eux-mêmes, parce qu'ils avaient vu « l'incendie [ui aurait dévoré les Sidjcins, prêt à s'étendre jusqu'à ux» (Tite-Live, lib. VII). Titc-Live rappelle également [u'Àntiochus avait entrepris la guerre contre les Ilonains, en apparence à cause du meurtre de Brachylla, tde certaines autres raisons; en réalité, parce qu'il avait :onçu une grande espérance du relâchement des mœurs les Romains (Lib. XXXVI). Plutarque remarque aussi [uc c'était sans fondement que Gicéron reprochait à Antoine d'avoir été la cause de la guerre civile, puisque lésar, décidé à l'aire la guerre, n'avait lait que prendre Antoine pour prétexte (*) '.
(*) « Ces choses lui donnèrent, à lui qu[ avait besoin de prétexte, une ortc d'apparence de bon droit, et comme une occasion honorable de faire a guerre. » Ces paroles se trouvent dans l'histoire de Plutarqnc. Il y a lans Lucain : « Les deslins brisent tous les retards de ses scrupules; a fortune travaille à rendre justes les mouvements du chef, et il trouve les causes pour justifier ses erreurs. » (a). à Grotius.
1 Parmi les Etats civilisés, dit Ortolan, toute guerre prend sa source lans une lésion quelconque, vraie ou supposée; et le cas échéant, chaîne des parties en litige s'efforce de légitimer sa conduite en invoquant m sa faveur les principes du droit des gens. Les notes, les mémoires, es manifestes sont «changés . Dans ces pièces diplomatiques, on s'accuse éciproquement de violation de droit, d'artifice et d'ambition. La puisance elle-même de qui part l'offense, prétend toujours avoir fait preuve l'équité, de modération et d'amour de la paix; chacun veut faire peser tur la partie adverse la responsabilité terrible dos calamités qu'apporte ivcc lui le fléau de la guerre, et appeler de la justice de sa propre cause iu tribunal de l'opinion publique : tribunal dont la sentence illusoire est, l'ailleurs, toujours influencée par les considérations politiques des puissances qui, sans prendre part à la lutte des belligérants, ysonteepenlant plus ou moins intéressées. Nonobstant ces discussions irritantes qui
(a) Voici comment M. Demogeot a rendu ce passage dans sa belle traduction en vers français de la l'/iarsnle de Lucain :
« Tout a coup le dcilin
Lance un brandon nouveau dans ce cœur incertain. Adieu toute pudeur : la Fortune complice Du colé île h fiirre a jeté lu justice. »
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