‹ Le droit de la guerre et de la paix (volume 2)Chapitre 320 sur 373 · IV. — l.Mais pour bien connaître tout cela, il est · texte numérisé non relu

IV. — l.Mais pour bien connaître tout cela, il est

(*) Augustin (Lib. Il, De ordine), dit que « la voie que nous suivons est double, lorsque l'obscurité des clioscs nous embarrasse : nous suivons ou la raison, ou l'autorité. » Gabriel Vasquez explique cela, Disput. LXII, cap. m, n. 10. Ghotius.

(**) Minutius, dans Titc-Live (Lib. XXII), s'est servi de celte idée, après un combat malheureux : « Le premier titre à la gloire est de prendre par soi-même un bon parti, dans l'occasion; le second, de suivre les. sages avis qu'on nous donne; mais celui qui ne sait ni commander, ni obéir, tombe au dernier degré de l'incapacité. » Cicéron a dit de même, dans son discours pour Glucntius : «On donne la qualification de très-sage à celui qui pense de lui-même à ce qui est nécessaire , et l'on met immédiatement après lui celui qui se conforme aux bonnes idées d'autrui. » De là aussi ces vers d'Hésiode : « Celui-là est avant tous les autres, qui voit par lui-même ce qui est utile ou non, et qui voit de loin tout ce qu'il devra faire. Le second rang appartient à celui qui a su obéir aux bons conseils. Mais celui qui ne peut pas donner de conseils lui-même, et n'écoule point ceux qui en donnent aux autres, est un bomme qui ne peut servir à rien. » GnoTius.

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Aristide dit dans SON dtSCOUIf aux RhodicnS, SUT U COO-

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entre différentes opinions, il tant suivre celles q

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chrétiens n'en entreprenaient point sans entendu

les évéqueS, afin que s'il y avilit qui lipie chose qui put

leur inspirer des scrupules, ils en lussent ..

V. — 1. Or il peut arriver, dans beaucoup de questions controversé) i, que des arguments probables apparaissent de pari et d'autre, soit intrii de l'autorité des autres *. Lorsqu I arriv. .

choses donl il s'agit sont de peu d'un;

vers quelque parti qu'il se porte, parait pouvoir I

' C"c>l-à-dire, pour bien conduire leur jugement dans la pratique.

2 f.'esl-à dire, des rais-»n> tirées ou de l.i clio:?e même, ou de l'autorité

d'autrui. P. I\ Y

LIVHE 11, CHAPITRE XXIII. 551

xempt de vice. Mais s'il s'agit d'une chose de grande mportance, comme du supplice capital d'un homme, l faut alors, à cause de la différence considérable qu'il • a entre les choses sur lesquelles on a à choisir, préercr le parti le plus sûr (*), ainsi qu'il est diteommunénent : « // vaut mieux pêcher de ce côté-là. » Aussi est-il préférable d'absoudre un coupable que de condamner m innocent.

2. L'auteur des problèmes qui portent le nom d'Arisote, s'exprime ainsi : cxaaxoç y)4uu7)v (/.sXXov à'v -KpolXoizo ou <xoixouvto<; àKO'^rj^iaaaOai wa oùx àStxeï, vj xou jxrj aàixouvo; xaTa^cptcracOai wç ààixet (Sect. XXIXJ — dans lequel e\te on lit vulgairement pour àStxoïïvxo;, les mots ^ lôDtouvxoa, et c'est le contraire qui doit avoir lieu — ( Il n'y a personne de nous qui n'aime mieux absoudre pielqu'un bien que coupable, que de condamner un nnocent. » Et il en ajoute ensuite la raison, que nous ivous déjà donnée : « Car du moment où l'on doute, il aut choisir le parti où l'on commet la moindre faute. » ( S'il faut se tromper, dit Antiphon, il est plus honnête le pardonner contre la justice, que de condamner injusement. Car dans l'un il n'y a que l'erreur, mais à con- Lamuer un innocent il y a du crime. » • YI. — Or, la guerre est de la plus haute importance, îomme étant la source d'où découlent ordinairement les maux nombreux, même pour des innocents. Aussi juand les opinions sont partagées, faut-il pencher vers

(*) Ammien Marcellin (a) (Lib. XXVIII) dit que « les colères implacailea sont le signe d'une grande dureté de caractère; que les colères qui se aissent apaiser marquent une grande mobilité d'esprit , et que celle lernicre disposition, ainsi qu'il faut le Taire en matière de choses mauvaises, doit être préférée à la dureté de caractère. » Vasquez explique ;cla dans l'ouvrage que nous avons cité, cap. iv, n. 21. Grotius.

(a) Ou plutôt Cicéron, Episl. ad Quint. Jralr., I, |, cité par cet historien .

la paix. Pabiu |»ai vilm ■ liai i «ju'il

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MêrtltiNi ùtftTMftona/, • lumio, 180?, i II. p

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ion immortel outrage, el partii ulièremeul uai saur, u

sur le devoir, pmir les nation* chrétiennes, r kl l.rulalil

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et le combat stnyWter, q«i a'etl ■vire eau . % armes.

UMM de suite CCI deux dru.

palier, auxquels on n'a nroara que tres-i

lea tomta anndernes, eteaeae la fait remarqnci KM mod.

deïEur., g 3rj,édil. Cmllaumi I!

adinel toutefois encore le i la sort, lorsqu'il s'agit de b

ilélimitatioo de terres restées dans l'indivision, dans le ras ou les pa ne poarraieot se mettre d'accord sur leur partage.

prèle parfaitement a | n ,|c

l'objet litigieux, il en attribue levi i-.u i aax divers ialéi tqu'à i,n

étal île choses inren.nu et contesté, il f u l Ici une situ ilion défi-

nitive ou seulement temporaire, v il on l'a - mut mettre un

terme aux contestations nées du pi . ou des «ges-

tions de préséance Tout ici dépend naturellement des conventions des parties Même le duel a été quelquefois proposé, mais rarement acce CC titre, ej MM que par là on ail réussi toujours à terminer le li [ Rien, en effet, ne peut le j'i>tiiicr au point de vue lé£al,p«isqa'U pest

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