‹ Le droit de la guerre et de la paix (volume 2)Chapitre 341 sur 373 · LIVRE II, CHAriTRE XXV · texte numérisé non relu

LIVRE II, CHAriTRE XXV

sont injustes, si l'on s'y engage sans distinction de causes. — X. Qu'il est même mauvais de ne prendre du service militaire qu'en vue du butin ou de la solde.

1. — Plus haut (Lib. I, cliap. v), lorsque nous avons traité de ceux qui ibnt la guerre, il a été dit et démontré par nous, que, naturellement, chaque individu n'est pas seulement le vengeur de son propre droit, mais qu'il l'est encore de celui d'autrui : c'est pourquoi les mêmes causes qui sont justes pour celui dont l'intérêt est en question, sont justes pour ceux qui portent secours aux autres.

2. Or le soin des personnes qui vous sont soumises, est le premier et le plus nécessaire detousf), qu'elles soient placées sous le pouvoir du chef de famille, ou sujettes du pouvoir politique : car elles l'ont comme partie de celui qui gouverne, ainsi que nous l'avons dit dans le même endroit (Navaur., lib. XXIV, cap. xvm). C'est ainsi qu'en faveur des Gabaonites qui s'étaient soumis au peuple hébreu , ce peuple prit les armes sous la conduite de Josué (Jos., x, 6). « Nos ancêtres, dit Cicéron aux Quirites, ont souvent fait la guerre pour des marchands et des maîtres de barques qui avaient été trop mal traités. » Ailleurs : « Que de guerres, dit-il, nos ancêtres ont entreprises, parce qu'ils apprenaient qu'on avait fait injure à quelque citoyen romain, qu'on avait arrêté quelque patron de barque, ou dépouillé quelque marchand » (In Vcrr., lib. Y) 1 Les mêmes Romains qui avaient refusé de prendre tes armes pour de simples alliés, jugèrent nécessaire de les prendre pour les mêmes alliés après qu'ils se furent livrés à eux,

(*) Procopc [Persic, lib. II) dit qu'il ne suffit pas, pour être juste, de ne faire du tort à personne, mais qu'il faut encore être disposé à empêcher que personne n'en fasse à ceux qui nous sont confiés.

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des gens qui m li\ iu« nt ■ lai». \ II).

II. - Touti , quoique nlm^sant un Mjjet, n'oblige << pcudaiil pas toujours les (gouvernant*

la guerre; ilsn'j ^"iii obligea qu'aulaul que <<la| m 1 . i u • * snis inconvénicnl pour loua U i le plus

grand nombre* Car le devoir du gouYcrnaul .1 plui | objol le loul que les parti* grande, plus die approche de la natun «lu lotit.

III. — 1. (Test pourquoi li un citoy< n. quoique innocent, est réclamé par l'ennemi pour sa perte, il n i douteux qu'il n»' puisse être abandonné (*), s'il i dent que l'Etal est de beauroup inférieur en loi ennemis Sur»», de Jusiit.ei Jure, lib. V, .7). Ferdinand Vasquei dispute contre cette opinion Lib. I, Ccmtrov. Illusi., cap. un); mail li l'on considère non tant ses paroles que sa pensée, il parait rouloir dire

ceci, qn'lUI tel citoyen ne doit pas fttre abandonné a la légère, tant qu'il y a espoir «pi il puisse être défendu. Car il cite aussi l'histoire de l'infant ne italk une qui. rassurée sur son propre salut par César, abandonna Pompée, lorsque ses affaires n'étaient pas en it i

lait desespérées : ce qu'il desappn>u\e. imn <an^ raison.

*) Voyez le conseil ilu patriarche Nicéphore, donné à Michel Rangahc, louchant des fugitifs à rentlre au chef des Itulgares, en vue de la paix, et où se trouvent ces [tardes, d^ns Zonaras : ■ >ous pensons qu'il v.mt mieux iju'un petit nombre d'hommes souiïrcnl, que si c'était une immense multitude, « Tirotiis.

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