CHAPITRE XXYI
DES CAUSES JUSTES TOUR LESQUELLES LA (JUERRE TEUT ÊTRE FAITE TAR CEUX QUI SONT SOUS LA SOUVERAIiNETÉ DAUTRTJl.
I. Quelles personnes peuvent élrc dites sous la souveraineté d'autrui ? — II. Qu'ya-t-il, ici, à faire, si ces personnes sont appelées à donner leur avis, ou si elles ont le choix libre '. — III. Que s'il leur est commandé de Faire la guerre, et <|uc si elles croient la cause de la guerre injuste, elles ne doivent pas prendre les armes. — IV. Que décider si elles doutent? — Y. Que c'est faire acte de clémence, d'épargner, en pareille matière, les sujets qui doutent, sous la charge d'un tribut extraordinaire. — VI. Quand les armes des sujets sont-elles justes dans une guerre injuste?
I. — Nous avons traité do ceux qui sont indépendants; il y a d'autres personnes qui sont placées dans la condition d'obéir, tels que les lils de famille, les esclaves, les sujets, mémo les citoyens considérés individuellement, si on les compare avec le corps de l'État.
II. — Quant à ces personnes, si ou bien on les appelle à délibérer, ou bien on leur donne le libre eboix entre le parti de servir à la guerre ou de rester en repos, elles doivent suivre les mêmes règles que ceux qui entreprennent des guerres de leur propre volonté pour euxmêmes, ou pour les autres (^Egid. Hcg. De acl. supern. Disp. XXXI, n° 80).