LIVRE II, CHANTRE VIII
soient de droit naturel, comme ils paraissent le croire, je ne l'accorde pas du tout.
IX. — 1 . Car, si nous considérons ce qui arrive la plupart du temps, les peuples ont pris possession des terres (*), non-seulement au point de vue de la juridiction, mais à celui de la propriété, avant que les champs n'aient été distribués aux particuliers (voir ci-dessus, cliap. m de ce livre, in fine). « Nous appelons, dit Sénèque, territoire des Athéniens ou des Campaniens, le sol que les voisins se subdivisent ensuite entre eux par une délimitation privée » {De Benef., lib. VII, cap. iv). Gicéron dit de même : « Certes, il n'y a rien qui soit naturellement une propriété privée ; mais les choses le deviennent ou par une occupation ancienne, comme ont fait ceux qui se sont autrefois établis dans des lieux inhabités; ou par la victoire, comme ceux qui ont pris possession par la guerre ; ou en vertu d'une loi, d'une convention, d'une condition; ou par le sort. De là vient que le territoire d'Arpinas est dit appartenir aux Arpinates, de Tusculum aux Tusculans. 11 faut dire la même chose des biens que chaque particulier possède » {De Offic, lib. I.). Dion de Pruse [Oral. Rlwdiac.) dit « qu'on peut trouver beaucoup de choses que l'État considère comme lui appartenant en général, mais qui ont été divisées en particulier entre des maîtres distincts.. » Tacite dit des Germains, « qu'ils s'emparent en commun par villages — c'est à tort qu'on lit : « tour à tou)\ » — d'autant de terres qu'ils sont d'hommes pour les cultiver, et qu'ensuite ils les partagent' entre eux selon le rang de chacun. » Ainsi, tout ce qui a été occupé pari le peuple, dans le commencement, et n'a point été ensuite partagé, doit être considéré comme appartenant en propre au
(*) Voyez ce qui a été dit plus haut dans le texte et les notes, chap. m, g XIX. G.
peuple; >mroc u
■pp
dani une :
•ppai li( mu ni ru |" uple sa
donn
(lit du I
pour le ri . «pu est la p
i rjuc nous voyons en
touti ii Hollande et rlai
|q tollt lr||i|.s il \ ;i .il cic
mu i île la dépression «In m»I, il
deur des fleuves < i «lu voisinage « i « • la m nt le li-
mon sur un point, le portant sur un au idu
llu\ el du reflux, il a loujou 1rs Iles, véritablement Iles, sont du domaine publi munis que les lits abandonnés en i lé Rhii
l,t Meuse : ce qui a fréquemmei puis sur une excellente raison.
3. Les jurisconsultes roman qu'une il»- <jui nage dans un ll*u\ . " , n'étant, pei
j>le. soutenue que par d.-s Bli
public; parce que l'Ile n< iu «l«»it
partenir a celui dont le cours d'eau est la pi
(/,. (>."). ^ 1 et § ull. De ar/juir. y, i n . il en
du lit comme du cours d'eau, non «seulement par cette
(') <".'<m ainsi que i France, S
fnrtts, liv. II, chap. I
("*] On trouve des descripl id'iles - rai.
qu<rst., lin. lll, QumsU XXV; Pua l'aacibi, lit». II. «p. i CROIS, Saturnal., lib. I, cap. vu. Un mbbble»
lia lilnéei dans le lac de Y.idimon, >e trouve dana Pusn le je ose. it». VIII, cnp. \\ ; et des îles de Fland: ^Ghiftlct, qui
mérite d'élre lu. I