‹ Le droit de la guerre et de la paix (volume 2)Chapitre 6 sur 373 · LIVRE II, CIIATITRE TH · texte numérisé non relu

LIVRE II, CIIATITRE TH

en nature une chose qui n'est pas encore à moi, mais qui doit m'être donnée, soit en remplacement de celle qui m'appartient, soit à la place de celle qui m'est due, j'en reçois une de la même valeur (*) de celui qui détient la mienne, ou qui est mon débiteur î. Car toutes les ibis que la justice cxplétrice ne peut atteindre la chose ellemême qui est due, elle se porte vers l'équivalent, qui, selon l'estimation morale, est regardé comme la chose même (Sylvkst., in verbo Dcllum, p. n, quœsl. xm). Or la

a été injustement dépouillé; de la demande en restitution d'un dépôt cl du prêta usage , etc.. » [Cod. i> 'ap., art. 1293)? P. P. V.

(*) Voyez ce qui sera dit plus bas, livre III, chap. vil, l G. C'est en invoquant ce droit de nature, qu'Irénée justifie les Hébreux d'avoir pris des objets appartenant aux Égyptiens, en compensation de services qu'ils leur avaient rendus. « Les Égyptiens, dit-il, étaient redevables à ce peuple, non-seulement de leurs biens, mais encore de leur vie. » Tertullien, traitant le même sujet (Advers. Marcionem II), dit que « les Égyptiens réclament aux Hébreux leurs vases d'or et d'argent; que, par contre, le? Hébreux leur opposent des prétentions réciproques, et qu'ils allèguent qu'on doit leur payer le salaire de leurs services...; » et il montre que le prélèvement effectué par les Hébreux était beaucoup moins considérable que ce qui leur était dû. Dans Diodore de Sicile (lib. IV), il est raconté qu'Hésionéc (a) avait pris les cbevaux d'Ixion, en compensation des promesses que ce dernier avait faites à sa fille, et qu'il n'avait pas tenues. A cela se rapporte ce qui sera dit au livre III, chap. n. . Grotius.

1 Voici le texte de Grotius : Explelionc juris fit alienatio, quolicsid quod meum nondùm est, sed mihi dari dcbelyaut loco rei meac, aut mihi debitac, cum eam ipsam consequi non possum, aliud tantumdem valons accipio ab eo qui rem vieam delinet, vel mihi débet. » Barbeyrac supprime de sa propre autorité les mots : « ... id quod meum nondùm est, sed mihi dari débet..., » comme constituant une redondance et jetant de l'obscurité dans le texte. « Je suis fort trompé, ajoute-t-il, si notre auteur, qui n'aime rien moins que les superfluites, n'avait d'abord pris un autre tour pour exprimer sa pensée... » C'est porter fort loin le droit de la critique littéraire. P. P. F.

(a) Dans ce dernier passage, au lien d'IIôsionùc, il faut lire Eionée. Cette correction avait, été faite, il y a longtemps, par Méziriac, dans son commentaire .sur les épitres d'Ovide, t. I, p. 151 de l'édition de 171G. (D.vr.BEvnAC.)

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