‹ Le droit de la guerre et de la paix (volume 2)Chapitre 78 sur 373 · LIVRE 11, CHAPITRE XI · texte numérisé non relu

LIVRE 11, CHAPITRE XI

ùtre lié par aucune loi établie, agirait contrairement à

sa nature, s'il n'exécutait pas ses promesses (Néhem. ix, 8; Hébii. yi, 18, et x, 23; I Coulxt. i, 9, x, 13; I Tiiess. y, 24; II Tiiess. m, 3; II TiM. n, 13). D'où il suit que le devoir d'accomplir les promesses découle de la nature de la justice immuable, qui est commune en sa manière à Dieu et à tous les êtres doués de raison. Ajoutez à cela celte maxime de Salomon : « Mon lils, si vous avez promis quelque chose à un autre, vous vous êtes lié les mains en laveur d'autrui; vous vous êtes mis dans le iilcl par les paroles de votre bouche; vous vous êtes pris par les énonciations de votre bouche » (Proverb. vi, 1). C'est de là qu'une promesse est appelée un lien par les Hébreux, et qu'elle est comparée à un vœu (*) (Nombr. xxx, 4, 5, 6). Eustathe, sur le second livre de l'Enéide, l'ait observer que le mot utto^gk a une origine semblable : « Celui à qui une promesse est faite prend et lie (**) en quelque sorte le promettant. » Ovide n'a pas mal exprimé ce sens dans son second livre des Métamorphoses, où le promettant dit à celui à qui il avait promis : « Ma parole est devenue tienne. »

2. Cela étant connu, nous ne répondrons pas difficilement aux arguments de Connan '. Car les décisions/les jurisconsultes sur les pactes nus, regardent ce qui avait été établi par les lois romaines (***), qui ont créé la sti-

C) En ofjranl des vœux, les hommes traitent pour ainsi dire avec les dieux. » Scholiasle d'Horace. G.

(**) D'où l'on dit : les liens de la bonne foi. Donat, sur l'Eunuque.

1 Voici comment traduit Barbeyrac : « Cela posé, il ne sera pas difficile de répondre aux raisons de l'auteur moderne, dont nous avons parlé ci -dessus, qui nie absolument l'obligation naturelle des promesses.... » .... El ceux qui ont lu la traduction de Barbeyrac, se lîaltent de connaître Grotiusl P. P. F.

(**•) Paul dit avec sagesse {Sentent., lib. Il, tit. XIV) : u Si un pacte nu est intervenu à prunes d'intérêts à fournir, il n'e»l d'aucun effet; car

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