‹ Le droit de la guerre et de la paix (volume 2)Chapitre 9 sur 373 · LIVRE II, CHANTRE Vil · texte numérisé non relu

LIVRE II, CHANTRE Vil

père ci more, mais que ce n'est cependant pas une chose due. Pour nous, nous pensons qu'il faut absolument distinguer entre les diverses acceptions du mot « rfii, » qui parfois se prend dans un sens rigoureux, pour exprimer une obligation imposée par la justice explétrice; et d'autres Ibis se prend dans un sens plus étendu, signifiant alors ce qu'on ne peut omettre sans violer les lois de l'honnête, quand bien même cette honnêteté ne découlerait pas de la justice explétrice, mais émanerait d'une autre source. Or, la dette dont nous traitons ici est duc dans ce sens large, à moins toutefois que quelque loi humaine ne se prononce à cet égard '. C'est dans ce sens que j'accepte ce qu'a dit Valérius a, que « nos père et mère, en nous nourrissant, nous ont lié au devoir de nourrir leurs petits-lils. » Et Plutarque a dit dans un très-beau livre sur l'amour paternel: «les entants attendent l'héritage de leurs pères comme une chose qui leur est duc (*). » C'est un mot d'Aristotc, que celui qui donne la tonne, donne

V « A moins que quelque loi humaine ne mette les père et mère dans une obligation plus étroite. » (B.)

2 Valcre-Maxime. (B.)

(*) Julien (a) dit (m Cœsarib.) « qu'il est juste que l'hérédité soit laissée aux cillants. » Il en est de même quant aux filles; et il paraît par la fin de l'histoire de Jdi, que, selon la coutume de l'antiquité la plus reculée, elles avaient part à la succession de leurs père et mère immé' diatement après les lils. C'est en considération de ce principe d'équité, qu'Augustin veut que l'Église elle-même ne reçoive pas les biens de ceux qui déshéritaient leurs enfants. On trouvera les passages où il exprime cette pensée, au livre II, De vild clcricorum, et Sermon LU, ad /Vatrès in Eremo, si du moins ce dernier ouvrage est d'Augustin. Graticn les a insérés Caus. XliJ, qu/est. il, et Caus. XVII, quœst. iv, in fine (b). « Les lois, dit Procopc (Pcrsic, lib. I), qui, du reste, sont parmi les hommes si opposées et si différentes entre elles, tombent d'accord, et sont unanimes, tant chez les barbares que chez les Romains, pour déclarer les enfants propriétaires des choses laissées par leur père.» Grotius.

(«) L'empereur Julien. (B.)

(h) Droit canonique, eau. vu i el can. xi.ui. (P..)

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