‹ Le droit de la guerre et de la paixChapitre 1 sur 294 · II. Il 1 i.ii.M,' :f · texte numérisé non relu

II. Il 1 i.ii.M,' :f

Grolius a dédié son livre à Louis XIII.

La première traduclion française qui eu a été faite a été dédiée à Louis XIV, par le neveu du traducteur, M. de Cour tin.

Une édition latine, publiée en Allemagne avec des notes de divers savants, a été dédiée à l'empereur Léopold.

Un savant allemand a présenté son commentaire de Grotius à Guillaume III d'Angleterre.

Barbey rac a offert sa traduclion à Sa Majesté Britannique Georges I".

Ils avaient reçu, sans doute, quelques bienfaits de ces puissants de la terre, et ils exprimaient ainsi leur gratitude.

J'ai voulu comme eux m'anquitl.er d'une dette de

reconnaissance; mais ayant cherché envers qui j'étais redevable dans ce monde, je n'ai trouvé que ma mère, et je hii aeaie muu uu/ingo.

P. Pradier-Fodéré.

•:>' !!('•> -fi!!";!! : :'.i ::)H'-\')r'.i<.n-- ■il'.] ,.;!■([ !r,:i: -.:; i; .< ,'f MIKU'H!

' ' ! ' iImi'M'';!? •' j ■ 'I!;;!- ';;'"' I '••i/ln - ,; :i..,i' ,1. .•.(!;! .(•!! Mjf -iU i'ii:- .1;

avant-propos" !nV ri',:!'"

iliiil'l'îij •!(■) i-.'j 'XI)»'

Peu d'ouvrages ont été plus célèbres que le traité du Droit de la Guerre et de la Paix de Hugo Grotius ; peu de livres ont été plus fréquemment cités, non-seulement dans les siècles qui ont précédé le nôtre, mais encore par les publicistes du xix° siècle. Et cependant, je ne craindrai pas de le dire, Grotius n'a point encore été lu par des lecteurs français. A l'exception dès savants qui l'ont étudié dans son texte latin, la plupart des auteurs qui ont écrit sur la philosophie politique ou sur le droit des gens, n'ont reproduit sa pensée que d'après Barbeyrac, c'est-à-dire d'après un calque,' et non d'après une traduction. Bien que la lecture de l'original latin soit d'un grand attrait, l'usage de Ure et de citer Grotius dans la paraphrase que Barbeyrac eu a faite a prévalu généralement, et il en est résulté que le traité du Droit de la Guerre et de la Paix a été le livre le plus cité, et le moins connu.

La traduction de M. de Courtin, publiée au xvii^ siècle, avait du moins le mérite d'une assez suffisante

IV ■ AVAKT-PROPÛS.

exactitude. Ce ministre de la cour de Suède avait la conscience des devoirs d'un traducteur. « La traduction, disait-il excellenunent, est la même chose que l'enluminure. Il ne suffit pas, pour bien enluminer, de suivre l'estampe et de rendre espèce pour espèce, c'està-dire de ne pas faire un homme pour un arbre ; il m; suiffit pas de démêler les choses qui se perdent les unes dans les autres;... il faut encore suivre la pensée du j^raveur, j^arder partout S(jn économie, afin que l'œil voyant beauté pour beauté, (;roi(î voir au naturel les choses mêmes qu'il ne voit que; sur le papier... » « C'est pour cette raison, ajontail-il, que l'on a voulu se tenir près de l'auteur, et comme le suivre pas à pas, autant que l'a pu permettre le génie de notre langue ;... on a voulu conserver autant qu'il se pourrait le caractère de l'auteur, ce qui est même d^ l'essence delà traduction; aûn que ceux qui la liraient eussent toujours devant eux l'auteur môme et non pas le traducteur. »

Barbeyrac, dans le siècle suivant, tenait un tout autre langage. « Je ne parle pas d(!s tiansiliuus, dis;iit-il. qu'il a fallu souvent suppléer... Mais il y avait quelquefois des pensées mal rangées que je pouvais transposer 's>iins aucun inconvénient... Aussi ai-je trouvé des Iransposilious à faire dans des endroits où les choses étaient mal rangées;... il y en a même quelques-uns de ceuxci... dans lesquels j'ai clé obligé ou de transporter certaines pensées d'un paragraphe à l'autre, ou de transposer DES PARAGRAPHES ENTIERS : au licu quc partout ailleuis, les périodes dont l'ordre a été changé., se trouvent toutes dans un même paragraphe. C'est pourquoi, comme. il est facile à ceux qui voudraient comparer la vei-sion avec l'original, de s'apercevoir des transpositions qui ne s'étendent pas au delà d'un si polit es|ia':e déicr-

Page 1