‹ Le droit de la guerre et de la paixChapitre 159 sur 294 · I.IVUE 1, CHAPTRK IV · texte numérisé non relu

I.IVUE 1, CHAPTRK IV

prôme, mais dont ils ne sont pas les sujets, comme Abraham contre le roi de Babylone et les rois voisins; ceux qui possèdent la puissance souveraine, contre des particuliers qui sont, ou leurs sujets, comme David contre le parti' d'Isbosctli, ou non leurs sujets, comme les Romains contre les pirates.

2. Il ne s'agit ici que de savoir s'il est permis à des particuliers ou à des personnes publiques, de faire la guerre contre ceux à l'autorité des([uels ils sont soumis, (pie cette autorilé soit souveraine ou subalterne. Et d'al)ord il n'est pas du tout controversé, que les armes puissent cire prises contre les puissances inférieures par ceux ([ui en revoiveiit l'ordre de l'autorité souveraine; ainsi (^ue lit Néliémias qui prit les armes en vertu d'un édit d'Artaxercès, contre de petits princes voisins. C'est ainsi (pie les empereurs Vomains accordent au propriétaire d'un fonds la permission d'expulser les fourriers de son domaine [Code, L. devolum, lib. XII, de Metatoribus) '. Mais on demande ce qu'il est licite de faire. contre la puissance souveraine ou contre les puissances subalternes agissant en vertu de l'autorité du souverain.

3. Tous les gens de bien sont à la vérité d'accord sur ce point, que si les souverains commandent quelque chose de contraire au droit naturel ou aux commandements de Dieu, il ne faut pomt exécuter leurs ordres. Car lors([ue les apcjtres ont dit qu'on doit obéir à Dieu plutôt ([u'aux hommes, ils en ont appelé à une règle infaillible, gravée dans tous les cœurs, et que vous trouverez exprimée pres([ue en autant de termes dans Platon. Mais si pour cette raison, ou parce que le souverain en aura le caprice, quelque mauvais traitement nous est infligé, il convient de le subir plutôt que de résister par la force.

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