‹ Le droit de la guerre et de la paixChapitre 24 sur 294 · LIV ESSAI BIOGR.VPHIQUE ET HISTORIQUE · texte numérisé non relu

LIV ESSAI BIOGR.VPHIQUE ET HISTORIQUE

dominaient dans ces livres : leur l'orme systématique, la multiplicité de leurs divisions, et le désir sincère que manifestaient les auteurs d'épuiser le sujet en le présentant sous toutes ses faces, en le suivant dans toutes ses ramilications, dans toutes ses conséquences. La fécondité de ces hommes qui, comme Suarcz, étaient façonnés à la discipline scolastique, à laciuclle se rapporte la méthode des casuistes ' et des canonistcs, était quelquefois étonnante. Leurs aperçus n'étaient point mutilés et incomplets; il i)ouvait leur arriver de ne pas résoudre les objections d'une manière satisfaisante, mais il était rare qu'ils les passassent sous silence; ils embrassaient un vaste champ de pensée et d'érudition; ils écrivaient moins pour le moment, et se trouvaient moins sous l'influence de préjugés locaux et temporaires, que bien des hommes qui ont vécu dans des temps meilleurs pour la philosophie. Mais ils avaient aussi de grands défauts : leurs distinctions embrouillaient les questions, au lieu de les éclaircir; leurs systèmes n'étant pas fondés sur des principes clairs. Unissaient par devenir confus et incohérents; leur méthode nian([uait quelquefois de suite; les diflicultés qu'ils abordaient étaient trop ardues pour eux; ils étaient accablés sous Ik multitude, et embarrassés par le désaccord de leurs autorités '^.

in decem libros distribulus, ulriusque fori hominibus non minus udlis quam hecessarius, » est un in-folio de 700 pages à deux colonnes, et d'une impression serrée.

' « Les Jésuites ont Vhonneur, dit William, d'avoir, les premiers, rendu public un système de fausse morale qui a pris d'eux son nom, et qui n'a fait qu'accroître l'animadversion sous le poids de la(|uellc cet ordre a succombé. Leurs traités de casuisme sont excessivement nombreux; ([uel- ([ues-uns appartiennent aux vingt dernières années du xvi' siècle ; mais un bien plus grand nombre au siècle suivant. » [Libr. citât., t. III,

^ Hallam, Libr. ctlat., t. III, p.;239.

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