‹ Le droit de la guerre et de la paixChapitre 34 sur 294 · SUR GROTIUS LT SON TEMPS. . LXIX · texte numérisé non relu

SUR GROTIUS LT SON TEMPS. . LXIX

sition et à l'aliénalioii de la propriété, dans quelquesuns des premiers chapitres du second livre. « Il est certain qu'il n'a pas adopté sur ces points toutes les opinions des juristes romains. Quanta la question de savoir si, dans certains cas, il s'y est attaché plus que ne le comporte la meilleure théorie de législation, les avis peuvent être partagés. Mais Stewart , complètement étranger aux lois romaines, ne paraît pas s'être fait une juste idée de leur valeur. Elles forment, dans la plupart des questions de droit privé, la grande base de toute législation moderne; et de môme que tous les peuples civilisés ont tiré de cette source une grande partie de leur jurisprudence, de même les théoriciens modernes qui dédaigneraient de passer pour disciples de Paul et de Papinien, n'ont pas honte d'en être les plagiaires '. » « Les écrits de Grotius, suivant Paley, sentent trop la manière du barreau; ils sont trop mêlés avec le droit civil et avec la jurisprudence, pour remplir précisément le but d'un système de morale, qui est la direction des consciences particulières dans la conduite générale de la vie. » « Mais le but de Grotius, répond Ilallam, n'était pas de donner un système de morale; et son traité n'a jamais été i)résenté sous ce point de vue. Il est vrai qu'il a donné à certaines brandies importantes de la morale, des développements suffisants pour diriger les consciences particulières dans la conduite de la vie; mais le grand, V objet de ses recherches était d'établir les principes du droit naturel, qui s'appliquent aux communautés particulières 2. »

On a fait un crime à Grotius d'avoir trop accordé au pouvoir des rois ; mais peut-être a-t-il voulu par de pru-

* Uallah , Libr. citât., l. III, p. 322. HALLAM.'Ltbr. citât., t. III, p. 315, 316.

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