‹ Le droit des obligationsChapitre 23 sur 94 · I 51 4 INTRODUCTION · texte numérisé non relu

I 51 4 INTRODUCTION

dans un sens plus étroit. Chacune d'elles, en effet , n'est employée par les auteurs que dans les limites que comporte leur origine historique ; elle ne s'applique qu*anx conventions et aux violations pourvues d'action, et même seulement à celles auxquelles ce caractère avait déjà été reconnu par l'ancien droit civil.

Nous devons , en outre , rechercher la signification ou l'intérêt de ces distinctions, c'est-à-dire de cette division en deux , trois ou quatre classes qui seraient admises comme sources des obligations. On peut employer, pour faire cette recherche, deux méthodes bien différentes.

La première méthode se rattache à la théorie de la partie générale du droit des obligations. Elle consiste à présenter d*abord les idées générales , et les règles de droit qui se rapportent aux contrats , de même que celles qui se rapportent aux délits , comme aux deux sources les plus importantes des obligations. Cette méthode d'exposition sera celle du présent tome. Mais rien ne nous oblige, en la suivant, à nous assujétir aux idées historiques restreintes, mentionnées plus haut> du contracttis et du delictum. Il nous faudra au contraire descendre de l'idée abstraite de convention et de violation du droit, à tous les développements dont cette idée est susceptible. Cette marche nous fera trouver d'elle-même les points de jonction

(^uî nous sont nécessaires pour nous ramener à ces idées historiques restreintes.

Une seconde méthode consisterait à prendre cette division pour base de Texamen successif des obligations isolées, et conduirait par snité à Texposition de la partie spéciale du droit des obligations. C*est le procédé employé dans les Institutes de Gaius , et plus complètement développé encore dans les Institutes de Justinien, où les obligations isolées sont examinées en suivant Tordre des quatre classes ci-dessus énumérées (h). — Cet ordre a été suivi aussi par une grande partie des auteurs systématiques de nos jours. Mais la questîon de savoir si , en fait , il s'accorde avec les nécessités de l'exposition du droit romain actuel ne peut être résolue qu'à la suite d'un examen plus attentif, qui ne pourra venir qu'après l'exposition complète de la partie générale.

II. La transforma t ion des obligations peut dériver d'un double changement qui est susceptible de modifier leur état antérieur.

A. changement dans les personnes entre lesquelles l'obligation existe. Nous devrons établir de quelle manière les idées générales de succession universelle et de succession particulière, expii-

ez) instit. III, 14-26 ( ccntrac- tractu). — IV, 1-4 (delicta). — tus). ^ 111, 27 ( quasi ex con- IV, 5(qilasi ex àeiictô).

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